Alger - A la une

Le nouveau croupion du Makhzen



La représentation de l'Unicef en Algérie a commis un rapport truffé de contrevérités. Le document intitulé- La transition des 15-24 vers la vie adulte- était censé être une sorte de photographie de la situation de l'enfance en Algérie. Mais le patron de l'Unicef en Algérie, Isselmou Boukhary, formé à la faculté de médecine de Rabat, a donné au rapport une direction inattendue. Le rapport est une compilation de phrases toutes faites, destinées principalement à «faire mal». Il est un fait, à la lecture du rapport, que les rédacteurs n'avaient aucune intention d'objectivité ou de rigueur. Leur mission: dépeindre un tableau noir de l'Algérie, en faire une très large publicité à travers l'une des organisations les plus emblématiques des Nations unies. Une phrase prise au hasard peut résumer les inepties contenues dans ledit rapport. «Rudement touchés par le chômage et la précarité, les jeunes Algériens sont également confrontés à une faible scolarisation et une exclusion économique», lit-on dans le document de l'Unicef Algérie. D'abord, en quoi le chômage fait-il partie des préoccupations de cette organisation onusienne' Ensuite, la «faible scolarisation» est une véritable insulte aux prédécesseurs de Isselmou Boukhary, qui ont toujours attesté, chiffres à l'appui, du taux de scolarisation qui frôle les 100% pour les enfants âgés de 6 à 16 ans. L'Education nationale compte plus de 12 millions d'élèves, du primaire au lycée. En admettant une prérogative de l'Unicef pour les adultes de plus de 16 ans, jusqu'à 25 ans, comme le stipule le rapport, la réalité est qu'ils sont plus de 1,5 million à suivre des études supérieures, plus d'un million sont dans la formation professionnelle. Et jusqu'à 40 ans, ils perçoivent une allocation chômage pour ceux qui n'ont pas trouvé de travail. Un dispositif de microcrédit et de start-up sur le modèle des pays les plus développés est déployé. On se demande où Isselmou Boukhary va chercher l'exclusion économique. En ne faisant pas référence à tout cela, il assume son objectif, qui est celui de noircir le tableau. Pour quelle officine agit-il' Et comment se fait-il que l'ONU laisse ce genre de personnage proférer des mensonges aussi gros' On ne peut pas concevoir que ce soit les Nations unies qui aient commandé pareil rapport. Cette attitude inacceptable pose de sérieuses questions sur le noyautage des instances onusiennes par des officines malveillantes, dont l'objectif est de dénigrer une nation membre de l'Assemblée générale de l'ONU.Cette «diplomatie crasseuse», dont on connaît parfaitement les adeptes, tente de manipuler l'opinion internationale en lui présentant un miroir déformant des réalités nationales. Et pour cause, le document de l'Unicef va jusqu'à évoquer les accidents de la route en Algérie pour forcer le trait. C'est proprement ridicule. Mais le but de l'opération n'est pas de paraître ridicule ou pas, mais de frapper un coup et advienne que pourra. Soyons donc clairs. Le rapport de Boukhary est un «attentat diplomatique» perpétré par un pays hostile. L'Algérie a deux grands ennemis qui ont toujours comploté contre elle. Israël et le Maroc. Au vu du pedigree du patron de l'Unicef à Alger, ce diplômé de la faculté de médecine de Rabat ne pouvait mentir pour son propre compte. Le Maroc a patiemment attendu le bon moment, après avoir introduit son agent au sein de l'Unicef et obtenu sa nomination à Alger. À l'image d'un kamikaze, Isselmou Boukhary a fait exploser sa charge. Mais la réalité finira par rattraper ses mensonges et fera la lumière sur la situation de l'enfance marocaine. Et comment le roi Mohammed VI en use régulièrement pour faire pression sur l'Espagne. C'est bien lui qui a, à plusieurs reprises, jeté des milliers d'enfants-harraga à l'assaut de l'enclave espagnole de Melilla. C'est le même roi qui ferme les yeux sur la pédophilie dans son pays, au point de gracier un pédophile notoire, arrêté en flagrant délit et condamné par la justice. C'est aussi le même régime du Makhzen qui permet aux enfants de pratiquer le métier dégradant de cireur de chaussures. Toutes ces vérités ne relèvent pas du scoop. C'est documenté et tout le monde le sait. Entre la situation de l'enfance en Algérie et celle qui prévaut au Maroc, il y a tout un monde. Il n'est pas besoin d'aller chercher dans les accidents de la circulation des preuves de maltraitance des enfants, dans le royaume de Mohammed VI.
Pour finir arrêtons-nous sur les missions de l'Unicef. Cette organisation onusienne s'occupe de l'éducation des filles, la vaccination et la lutte contre le sida et le VIH, la protection de l'enfance, la santé des nouveau-nés et l'égalité hommes-femmes. D'autres priorités concernent la place de l'enfant dans la famille, de la pratique sportive. Dans tous ces domaines, l'Algérie marque des points sur la foi des témoignages des prédécesseurs de Boukhary. Mais eux n'ont pas fait leurs études à Rabat...
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