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Le noeud gordien du développement économique



Le noeud gordien du développement économique
Le secteur des transports, notamment celui ferroviaire, représente véritablement le n?ud gordien du développement économique du pays. Ce que prouvent du reste les activités des deux entreprises «Infrarail» et «Infrafer» ces dernières années.Ces deux entités économiques à l'origine des rares opérations d'envergure de recrutement, ont pris en main la rénovation de la voie ferrée sur l'ensemble du territoire national. Via son unité de Sidi Bel-Abbès (USBA), l'entreprise SNTF a pris en charge l'opération réhabilitation de plus de 200 wagons voyageurs qu'elle avait acquis durant les années 1970.Il revient donc à l'USBA d'en faire un moyen de transport moderne et de niveau mondial de voyageurs de 1ère classe et classe économique. Et pour cause, ces wagons transformés ont été dotés de tous les moyens pour assurer la commodité des voyageurs. Ils devaient assurer la liaison ferroviaire Alger-Tunis via Annaba (Algérie) et Ghardimaou (Tunisie). Ces transformations ont été réalisées par un personnel à 100/% algériens.Le travail qu'ils ont réalisé ces derniers mois a été une réussite au regard de la satisfaction publiquement affichée par les gestionnaires de l'entreprise mère la SNTF et de ses deux filiales.Ces gestionnaires ont estimé que les ingénieurs, techniciens et agents algériens ont accompli efficacement leur mission. C'est d'autres similaires qu'ont accomplies dans la réhabilitation du rail et autres équipements ferroviaires les entreprises algériennes «Infrarail» et «Infrafer». A ce niveau, il semble que le partenaire, l'entreprise Ferrovial, soit confronté à des difficultés. Le changement brusque à la tête de la direction générale de Ferrovial serait à l'origine d'un grand nombre de problèmes qui persistent à ce jour.Il reste néanmoins que les observateurs sont unanimes à dire que si le secteur de l'économie en Algérie devrait bouger, il y a lieu de relancer la construction ferroviaire. «Les décideurs au plus haut niveau de gestion du pays, seraient bien inspirés de mettre le paquet dans ce secteur. Il faut éliminer les sources qui, apparemment, représentent un facteur de blocage en termes de production des rails de voie ferrée au niveau national», estime un de ses observateurs, un enseignant en économie à l'université Badji Mokhtar (Annaba).Ces difficultés n'ont pas empêché Infrarail et Infrafer, les deux filiales de la SNTF sous tutelle du ministère des Travaux publics et des transports, de poursuivre leurs travaux de décapage de la voie ferrée dans de nombreuses wilayas. Notamment la ligne ferroviaire Alger-Tunis. Il faut dire qu'inexploitée depuis des années, cette ligne est non seulement envahie par la végétation, elle a également fait l'objet de dégradation. Ce qui nécessiterait beaucoup plus de temps que celui prévu pour que les équipes spécialisées Infrarail puissent procéder aux opérations de réhabilitation, de changement des voies, du ballast et des traverses.Il faut souligner, également, que le même ministère envisage à terme, relancer le chemin de fer à vocation commerciale et de fret. Ce dernier plus rapide et plus sûr que la route, est moins cher.Il est très demandé par les voyageurs et par les opérateurs économiques. Tout autant que le raccordement à brèves échéances du réseau transport marchandises par rail entre les pays du Maghreb dont la Tunisie et l'Algérie. Il faut préciser que depuis 2010, Infrarail connaît une ascension fulgurante grâce notamment au programme de relance économique. Celle-ci fait la part belle à la modernisation du secteur de transport ferroviaire. C'est d'ailleurs sur cet aspect que s'est attardé le directeur général de la SNTF Yassine Ben Djaballah. Cette-fois c'est à l'USBA.A l'occasion de la caravane que ses services ont baptisée : «Les trains pour un service meilleur». Ce responsable s'est attardé dans l'évocation de nombreux défis relevés par ses filiales. A l'image de la SNTF dans l'attente de l'agrément nécessaire pour, à partir des ateliers de l'USBA, d'entamer la production de wagons voyageurs de banlieue et de grande ligne à raison de 4 voitures/mois Comme il a révélé la réception début 2018 par son entreprise du dernier produit de rame d'Alstom de marque Cordia électrique et diesel de 220 km/h. Il reste néanmoins que la Société nationale des chemins de fer tunisiens doit exprimer son accord.Rappelons que la Tunisie et l'Algérie avait entamé une liaison maritime de voyageurs Alger-Tunis. L'opération avait fait rapidement eau du fait du manque de navires. Ceux disponibles devant assurer la navette avaient été détournés pour assurer le transport des hadjis d'abord ensuite des voyageurs à destination de la France.
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