Si nous n'y mettons pas, dès aujourd'hui, bon ordre dans le football national, il régnera anarchie, complexité, éclatement et saturation. La conséquence sera dommage puisque disparaîtront, petit à petit, de grands clubs. Alors, il faut éviter au plus vite la guerre des ombres. Il ne se passe de saison sans qu'un ou plusieurs clubs mettent dans leur menu la question financière. Les opérations marketing ' Personne n'y pense, ou du moins très peu.Le traitement aux maux des clubs semble ne pas bénéficier de la même ordonnance. La réaction des dirigeants ne s'est pas faite attendre. Ils crient à cette exception accordée au club usmiste. Le ministère de la Jeunesse et des Sports, se voudrait être le pompier pour éteindre l'incendie qui ravage le club algérois. Sauf que les alertes des autres clubs n'ont pas bénéficié d'une intervention pour éviter les dégâts. Et c'est là que se pose la douloureuse question. Le football national, ne peut s'adosser à des institutions sauf si un club est en train de cramer et qu'il y a lieu de lui jeter la corde, le temps qu'il récupère ses force pour pouvoir remonter seul, comme un grand, la pente.
Ce qui se passe sur le terrain semble ne pas être le cas. «L'implication du ministère de la Jeunesse et des Sports dans les affaires de l'USM Alger et ses tentatives de trouver une solution à sa crise financière, donnent des idées aux autres clubs, qui veulent bénéficier du même traitement». Les fans du NAHD bougent et se font entendre. Ils veulent que leur cause soit prise en charge. Justement, aussi par le MJS ' «On a l'impression que le message est aussi clair que l'eau de roche. Oui pour aider l'USMA, sauf que ce club ne doit pas être le seul», murmure un supporter du NAHD. Pourquoi donc?' Parce que les mêmes problèmes financiers sont partout, arrosent pratiquement tous les clubs, alors il faudrait qu'une solution d'appoint soit trouvé, quitte à ce que cela soit un secours provisoire, si le terme est exact.
En attendant, «les supporters du NA Hussein-Dey, qui voient toutes les issues bloquées pour ?'libérer'' leur club des mains des frères Ould Zmirli, Mahfoud et Bachir, ainsi que de Mourad Lahlou, passent à l'action. Ils réclament le départ des trois responsables en question pour préparer le terrain à un éventuel repreneur», faisait remarquer aussi un confrère, pour qui «les trois hommes en question sont accusés de prendre le club en otage, en n'assurant pas les finances qu'il faut pour sa gestion quotidienne, d'un côté, et refusant, de l'autre, de négocier avec autres personnes, morales ou physiques, capables de reprendre le club».
Le sit-in, organisé par les supporters samedi dernier au siège de la daïra d'Hussein Dey, résonne comme une sirène, pour faire entendre leur voix. Une voix dont ses effets réfléchissent sur leur club qui se trouve au bas du tableau du championnat national. Quelle solution obtiendront-ils ' Pour eux, pas question de rentrer à la maison, ils refusent d'assister impuissant à une situation qui s'attaquent aux racines de ce club qui détient un livret d'histoire qui explique les effets de son expérience sur le football. «Aujourd'hui, il est injuste de voir disparaître le NAHD sans qu'une instance ne lève son petit doigt, pour notre part, nous continuerons à lutter, parce que nous refusons d'être les complices de sa disparation des écrans du foot».
Pour les supporters, ils estiment que leur recours au MJS et son premier responsable, Raouf Salim Bernaoui, est une suite logique. «Tous les clubs doivent être traités de la même manière. Si le ministère intervient pour un club, il doit en faire de même avec les autres. Nous faisons, tous, partie de l'Algérie et avons les mêmes droits», a estimé un supporter des Sang et Or.
«Le comité de sauvegarde de l'USMA s'est réuni avec le ministre, et ce dernier tente, avec lui, de trouver une issue. Donc, Bernaoui ne peut refuser une audience avec notre comité de supporters, qui est dans son droit de le faire. Espérons que notre comité bougera dans les meilleurs délais», rapporte un confrère.
En attendant, l'on s'interroge sur l'absence des les frères Ould Zmirli qui laissent «le champ libre à Lahlou d'agir comme bon lui semble. Ce dernier est actuellement à la recherche d'un entraîneur pour remplacer Arezki Remmane». Une affaire à suivre.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : H Hichem
Source : www.lnr-dz.com