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"Le MPA n'est pas mort"



Amara Benyounès, le secrétaire général du Mouvement populaire algérien (MPA), a animé, hier, un meeting populaire régional auquel ont pris part les élus et les militants locaux du parti et ceux des wilayas limitrophes. En préambule, l'ex-ministre du Commerce a situé sa visite qui "entre dans le cadre de la célébration du 61e anniversaire du déclenchement de la Révolution".Il a aussi rendu hommage aux 9 héros à l'origine du déclenchement du premier coup de feu. "Ces martyrs se sont sacrifiés par amour pour la patrie et l'Indépendance a été acquise grâce à la volonté et aux sacrifices consentis par le peuple algérien." Le SG du MPA a évoqué le Printemps arabe et a précisé que "l'Algérie est un pays d'exception", louant au passage l'action de Bouteflika qui a "su gérer la situation épargnant un autre bain de sang".Il fera un parallèle avec les situations en Tunisie, en Libye, en Egypte, en Irak et en Syrie avec des milliers de morts et de fuyards. "Les interventions des pays occidentaux sont significatives et relèvent de conflits d'intérêts", dira-t-il. Dans le même ordre d'idées, Benyounès a évoqué les partis de l'opposition soulignant que son mouvement respecte leurs choix, mais affirme que "l'Algérie ne traverse aucune crise, mais s'oppose à la constitution d'un gouvernement de transition synonyme d'un coup d'Etat, et c'est à ce titre que le MPA défend le programme du président de la République". L'intervenant a ensuite dénoncé l'attitude de ceux qui se sont érigés en "émirs" et ont menacé le chef de l'Etat.Pour lui, "en Algérie, il n'y a qu'un seul émir, et c'est l'émir Abdelkader. Ce sont nos militaires, nos policiers, nos gardes communaux et nos patriotes qui ont vaincu le terrorisme. Ces ?émirs' se sont rendus mettant à profit l'instauration de la concorde civile. Maintenant, ils ne doivent pas franchir la ligne rouge qui leur est imposée". En clôture à son intervention, Benyounès a évoqué la situation du MPA, en ces termes : "Suite à mon éviction du gouvernement, des rumeurs ont circulé disant que le mouvement allait disparaître. Il n'en est rien, et la preuve est votre présence aujourd'hui. À nos détracteurs, nous donnons rendez-vous aux prochaines élections."A. B.


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