Alger - A la une

Le mouvement des enseignants en quête d'un nouveau souffle



Bien que peu nombreux, des dizaines d'enseignants du primaire des trois académies d'Alger (Est, Ouest et Centre) ont tenu à marquer de leur présence, pour la deuxième semaine consécutive, le sit-in cyclique organisé, chaque mercredi, devant l'annexe du ministère de l'Education à Alger. À l'instar des autres wilayas qui ont tenu des sit-in devant les directions de l'éducation, les enseignants du primaire d'Alger ont réitéré leurs revendications socioprofessionnelles essentielles, à savoir la baisse du volume horaire, l'allègement des programmes et le classement à la catégorie 13 de la Fonction publique au même titre que les enseignants des cycles moyen et secondaire. Ils ont, en outre, vivement souhaité que le nouveau ministre de tutelle, Mohamed Ouadjaout, se penche sérieusement sur leurs doléances, dans le sens d'une réhabilitation dans ses droits de l'enseignant du primaire. Ce qui se reflète à travers les slogans scandés qui ont dénoncé l'absence d'une ébauche de dialogue et fustigé les programmes dits "de deuxième génération" : "Quelle honte pour un gouvernement sans décision !", "La deuxième génération à la poubelle et l'école recouvrera son indépendance", "Vos ponctions ne nous font pas peur avec les ponctions, nous sommes habitués à la misère". Et sur les pancartes brandies, ou encore sur une banderole accrochée en face de l'annexe du département de l'Education, les enseignants qui se disent "samidoune" (résistants ) ont écrit : "Ma dignité ne me permet pas de renoncer", "Vous ne pouvez pas me tromper deux fois : les syndicats ne me représentent pas", "Le droit à la retraite proportionnelle", "La dignité de l'enseignant est au-dessus de toute considération" et "Notre force est dans notre union". Parallèlement à cette action de protestation, les instituteurs ont paralysé les établissements scolaires qui ont enregistré un taux de suivi de la grève de 60% à Alger. Une moyenne qui se situerait bien en dessous de celle dont ont fait état les représentants de la coordination autonome des enseignants des wilayas de Sétif, de Bordj Bou-Arréridj et de Batna. Ainsi, les explications fournies par le coordinateur d'Alger-Est attribuent la baisse de mobilisation des instituteurs à deux principales raisons. À commencer par la non-observation du piquet de grève par nombre d'enseignants, mais aussi par la désertion de certaines figures de proue du mouvement entraînant dans son sillage la démobilisation des autres enseignants. "Le mouvement, qui est dans une phase de régénération, nécessite un nouveau souffle", ont souligné les intervenants à l'agora tenue sur place. Pour ce faire, le coordinateur d'Alger-Ouest a suggéré qu'"à l'instar du ministre de la tutelle, nous avons nos propres génies qui sont à même d'imposer des alternatives pour faire face aux pratiques qui nous sont imposées".
A. R.
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Nom & prénom
email : *
Ville *
Pays : *
Profession :
Message : *
(Les champs * sont obligatores)