Après avoir montré à la presse l'état de dégradation dans lequel se trouve le soi-disant siège du Mouloudia , l'actuel et désormais officiel président du CSA-MCA Amar Brahmia a, pour ainsi dire, pointé du doigt la façon dont sont gérés la plupart de nos clubs de football dont certains dirigeants ont le plus souvent profité de l'absence totale de contrôle de la part des pouvoirs publics et aussi d'une impunité récurrente à chaque fois que des anomalies étaient signalées.Des dirigeants, pour la plupart, ont atterri dans le football de manière impromptue avec l'intention manifeste d'en tirer un maximum de profit, quitte même à anéantir l'environnement dans lequel ils évoluent, comme l'ont apparemment fait Omar Ghrib et ses acolytes usant et abusant de l'allégeance des responsables concernés du football national.
Le cas du Mouloudia d'Alger n'est, de toute évidence, que la partie visible de l'iceberg tant il n'est un secret pour personne que l'écrasante majorité de nos clubs sont gérés comme de petits commerces miteux où généralement une seule personne fait la pluie et le beau temps sans partage ni reddition de comptes.
Quand on voit, en effet, le piteux état dans lequel se trouve la villa de Chéraga, on se dit qu'il est pratiquement impossible de recoller les morceaux tellement les dégâts sont importants.
Et dire que ce lieu était supposé héberger certains athlètes qui ne résidaient pas dans la capitale. Et dire, aussi, que cette villa était en principe le siège d'un grand club, vainqueur de la première Coupe d'Afrique des clubs champions en 1976 et dont il ne reste hélas que des traces fossilisées. dernières années par ce club omnisport étaient La plupart des coupes et trophées, remportés au cours de ces cinquante dernières années, ont disparu dans la nature, comme le reste du patrimoine... comme ce véhicule neuf de marque Toyota, que s'est auto-affecté l'ex-président Amrous, et gravement accidenté puis abandonné depuis deux ans dans la cour de la villa aux côtés d'un bus dont les pièces du moteur ont été subtilisées.
Le comble, c'est que le véhicule accidenté en question était assuré tous risques mais aucune déclaration d'accident n'a été, semble-t-il, faite.
Selon la rumeur locale, ce n'était pas le président du MCA qui était au volant lors du sinistre. En tout cas, des anecdotes comme celles-là, le Mouloudia n'en manque pas ainsi que la villa, comme un lieu hanté, témoigne des abus, du laxisme de tous et du «profit» que beaucoup ont tiré de ces lieux, surtout lors de ces quatre dernières années, où la gabegie a atteint un point inimaginable.
Quand on aura vu tout cela, s'étonnerait-on ensuite d'apprendre, de la bouche même du président du CSA, que d'énormes irrégularités ressortent des comptes du club, que de nombreuses entorses à la règlementation ont été commises durant les précédents exercices.
'Il faudra la mobilisation de tous ceux qui aiment ce club pour réparer les dégâts causés par les dignes descendants d'Attila.
La moralité de ce que vient d'exhiber publiquement et avec humilité le CSA du MCA est qu'il est désormais plus que temps de moraliser ce milieu du football infesté d'énergumènes de tous acabits et d'entamer une nouvelle ère dans le respect de la règlementation et la transparence absolue.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : R Bendali
Source : www.letempsdz.com