Alger - Revue de Presse

Le mis en cause risque 5 ans de prison ferme



Un agent commercial d’Air Algérie arrêté pour corruption Accusé dans une affaire de corruption et d’abus de confiance, le dénommé B.M. agent commercial au niveau de la compagnie d’Air Algérie a comparu, hier devant le tribunal d’Es-Sénia pour répondre des griefs arrêtés à son encontre. Les faits de cette affaire remontent au 21 août de cette année au niveau de l’aéroport d’Es-Sénia. Le mis en cause a été arrêté, après qu’une émigrée K.H., en attente d’embarcation l’accusera de lui avoir demandé de l’argent pour lui procurer la fameuse carte d’accès. En effet, cette dernière qui venait de passer plusieurs jours dans l’attente d’embarquer, dira que ce jeune homme l’avait accosté et proposé son aide, vu qu’elle se trouvait en difficulté, et elle avait fini par accepter. Selon les déclarations de K.H., cela faisait plus de deux jours qu’elle se rendait à l’aéroport sans arriver à embarquer vers Bruxelles, lieu de sa résidence. Ce jour, expliquera-t-elle, alors qu’elle se trouvait avec sa mère, B.M. lui aurait proposé son aide, vu qu’elle voulait à tout prix partir et qu’elle était tenue par un rendez-vous médical et de travail, elle acceptera. S’étant inscrite en liste d’attente, elle n’arrivera pas à embarquer. Et c’est là qu’interviendra le mis en cause et lui procurera un billet vers Paris avec une carte d’accès, en mettant la différence du prix qui est de 5.000 DA dans sa poche. Alors que pour la carte d’accès, dira toujours K.H., B.M. lui aurait demandé la somme de 500 euros. Trouvant cette somme exagérée, elle marchandera et arrivera à conclure le marché à 150 euros. Mais voilà que les retardataires arrivent et K.H. ne pourra pas embarquer vers Paris. Hors d’elle, elle ameutera les présents au niveau de la salle d’attente. Se sentant pris au piége, le jeune homme déchirera de suite la carte d’accès. Mais les policiers présents sur les lieux, récupéreront les morceaux de la carte et embarqueront le mis en cause, qui a été écroué après avoir été entendu par le magistrat instructeur près le tribunal d’ Es-Sénia. Appelé hier à la barre, le prévenu niera de bloc les griefs arrêtés à son encontre et expliquera qu’il n’avait jamais marchandé quoique ce soit. Mon seul tort était d’avoir aidé une femme qui disait être en difficulté. «M. le juge, dira le mis en cause au magistrat de l’audience, à aucun moment je n’ai demandé de l’argent à cette femme et pour preuve, cet argent n’a jamais été trouvé sur moi». Quant à la mère de la victime K.H., elle enfoncera le prévenu en maintenant les déclarations que sa fille avait faites. Le représentant juridique de la compagnie Air Algérie, en l’occurrence Me Fehim, reviendra sur les prestations de cette compagnie qui malgré toutes les difficultés qu’elle rencontre, essaie par tous les moyens d’assurer des prestations adéquates à ses clients. Par ailleurs, il demandera des dédommagements de 100.000 DA. Lors de son réquisitoire, le représentant du ministère public a requis à l’encontre du prévenu la peine de cinq ans de prison ferme. La défense plaidera la non culpabilité de son mandant, expliquant qu’il ne peut y avoir de corruption sans corrompu et corrupteur. L’affaire a été mise en délibérations. H.Y.
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