Alger

Le ministre saoudien des AE reçu par Bouteflika Le sommet de Damas fait escale à Alger



Le ministre saoudien des Affaires étrangères, l'émir Saoud El Fayçal, qui est arrivé hier à Alger pour une visite officielle, a exprimé son souhait que « le sommet de Damas puisse contribuer au règlement de la crise politique au Liban ». Le chef de la diplomatie saoudienne a souligné, dans une déclaration à la presse, que la crise politique que traverse le Liban, qui n'a pas encore pris une décision officielle et définitive sur sa participation au sommet arabe prévu les 29 et 30 mars à Damas, est « la question de l'heure », qualifiant « d'incompréhensible » la persistance de ce problème jusqu'à ce jour. « En dépit de plusieurs interventions de nombreux pays, notamment de la part de la Ligue arabe et nonobstant les solutions équitables proposées pour le règlement de cette question, la situation demeure inchangée et menace ainsi l'unité du Liban », souligne l'Emir Saoud El Fayçal. Ce dernier a d'ailleurs formulé le voeu d'avoir l'occasion d'examiner cette question avec le Président Bouteflika en vue de dégager « une vision commune sur les moyens de sortir de cette crise », a-t-il dit. Le ministre saoudien qui est revenu sur la crise libanaise, à l'issue de la signature d'un mémorandum d'entente entre l'Algérie et l'Arabie saoudite, a affirmé l'existence « d'une position arabe collective » vis-à-vis de cette question, estimant qu'elle constitue « le véritable critère » de la question libanaise. Il a exprimé dans ce sens le souhait que le sommet de Damas puisse aboutir à l'adoption de cette résolution. La question de la participation du Liban au sommet arabe demeure en suspens jusqu'à ce jour. Lundi, le Premier ministre libanais, M. Fouad Siniora, qui a reçu l'invitation de la Syrie pour prendre part au sommet, a préféré « prendre plus de temps avant de décider ». Dans une première réaction à cette invitation, le ministre libanais de la Jeunesse et des Sports, Mohammad Fatfat, a déclaré à l'AFP que « le Conseil des ministres discuterait de la décision à prendre concernant l'invitation », sans plus de précisions. La « remise de l'invitation au ministre démissionnaire Fawzi Salloukh démontre que la Syrie ne reconnaît toujours pas le Liban et ses institutions légitimes », a de son côté déclaré la ministre des Affaires sociales et députée antisyrienne, Nayla Moawad. « Notre position est claire : la participation du Liban au sommet avant l'élection d'un président (...) encouragerait la Syrie dans sa politique de blocage, d'assassinats et de déstabilisation », a insisté Mme Moawad. Les divergences sur la crise libanaise entre la Syrie, pays hôte du sommet arabe prévu les 29 et 30 mars, et des pays arabes alliés des Occidentaux, soulèvent des interrogations sur la participation de certains d'entre eux comme l'Arabie saoudite ou l'Egypte. Plusieurs pays emmenés par Ryad et Le Caire accusent Damas de bloquer l'élection présidentielle libanaise par l'intermédiaire de ses alliés au Liban, plongé dans une grave crise politique et privé de chef de l'Etat depuis novembre. Ils ont lié leur niveau de participation au sommet de la Ligue arabe à la tenue du scrutin présidentiel. Présenté comme fidèle allié de la Syrie, l'Iran sera présent au sommet de Damas. Le ministre iranien des Affaires étrangères, Manouchehr Mottaki, représentera son pays au sommet. Selon le porte-parole des Affaires étrangères iranien, Mohammad Ali Hosseini, le ministre iranien a été invité officiellement et il va se rendre à Damas.
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