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Le ministre des Finances réfute toute dévaluation du dinar



Le ministre des Finances réfute toute dévaluation du dinar
Interrogé par la presse nationale sur une éventuelle dévaluation du dinar qui aurait été à l'origine de la hausse des prix des produits alimentaires depuis quelques jours, le premier argentier du pays, cité par l'APS, a nié le recours à une telle décision assurant qu'«il n'y a pas eu de dévaluation du dinar». «Posez la question au gouverneur de la Banque d'Algérie», ajoute le ministre pour qui la question pourrait se poser inversement : «Pourquoi les cours (des matières premières) qui ont baissé sur les marchés internationaux n'ont pas été répercutés sur le marché intérieur '», s'est-il interrogé en marge de la 9e rencontre de l'Union des régulateurs boursiers arabes (Uasa) qui se tient à Alger.Mais, il convient de noter qu'en dépit des assurances des autorités monétaires du pays, des entreprises nationales ont décidé, il y a quelques jours, de revoir les prix de leurs produits à la hausse brandissant l'argument de la dépréciation de la valeur du dinar. Il est vrai que la baisse des prix du brut, entamée depuis le deuxième semestre de l'année dernière, est, en partie, derrière cette cascade d'annonces. Des experts économiques ont même tenu à conseiller le gouvernement de dévaluer la monnaie nationale en vue de brider les importations, dont la facture a atteint 60 milliards de dollars. Mais une telle décision impacterait à coup sûr le pouvoir d'achat des Algériens déjà mis à rude épreuve. Les entreprises privées et publiques ne sont pas également prémunies contre les effets dévastateurs d'une telle démarche et le risque de change qui plane toujours sur leurs trésoreries. Toujours est-il que pour de nombreux observateurs et même certaines institutions multilatérales, la monnaie nationale est surévaluée. Ce qui rend l'économie peu compétitive.La Banque centrale, elle, a eu déjà à affirmer à maintes reprises n'avoir jamais dévalué le dinar. Toutefois elle procède, quand c'est nécessaire, à un ajustement du taux de change nominal de façon à ce que le taux de change réel soit à son niveau d'équilibre qui est déterminé par les fondamentaux de l'économie que sont le prix du pétrole, le différentiel de la productivité avec les partenaires et le niveau de la dépense publique. La Banque centrale avait aussi précisé que la dévaluation d'une monnaie s'exerce dans le cas des taux de change fixes, alors que le taux de change du dinar est fixé, plutôt, selon un flottement dirigé.S. B./APS


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