
Alors que nombre d'analystes économiques, de personnalités et de leaders politiques la prévoyaient, allant jusqu'à la qualifier «d'inévitable», la loi de finances complémentaire ne sera pas de mise cette année.M. Kebci - Alger (Le Soir) - L'assurance est du nouveau ministre des Finances qui met, ainsi, fin pour la seconde fois après 2014, à une tradition en cours depuis 2000. Hadji Babaâmmi, qui s'exprimait, hier mardi, en marge d'une plénière du Conseil de la nation consacrée à la présentation du projet de loi de règlement budgétaire 2013 a, en effet, annoncé qu'il n'y aura pas, cette année, de loi de finances complémentaire. Et que le projet de loi de finances 2017 consacrera d'une manière progressive, donc «pas brutale», les mesures d'austérité imposées par la dégringolade des cours du pétrole, adaptant graduellement les dépenses aux recettes. «La loi de finances 2017 apportera une vision sur le moyen terme et marquera le début d'adaptation du niveau des dépenses aux ressources financières du pays. Nous ne procéderons pas à un changement brusque du niveau des dépenses des années précédentes, nous amorcerons graduellement la maîtrise des dépenses et leur adaptation à nos ressources financières», expliquera-t-il.Un projet de loi qui sera accompagné du projet de loi de règlement budgétaire 2014 dans sa présentation aux parlementaires. Exactement comme ce fut le cas pour le projet de loi de règlement budgétaire 2013 qui a été présenté aux députés de l'APN en concomitance avec le projet de loi de finances 2015.Une précision qui vaut comme une «réplique» à certaines voix discordantes, plutôt, une, celle d'un sénateur du FFS, qui s'est interrogé, lors des débats, sur l'intérêt d'un tel projet de loi depuis trois ans, truffé, selon lui, de chiffres inhérents aux recettes et aux dépenses, alors que l'on est en pleine loi de finances 2016. Moussa Tamardaza, qui mettra le doigt sur l'échec de l'appareil législatif dans le contrôle des dépenses publiques, préconisera que ce projet de loi de règlement budgétaire intervienne deux ans, voire une année après, comme cela est en cours dans bien de pays. Pour lui, ce projet de loi consacre la «mauvaise gestion par excellence de l'argent du contribuable».Aussi, le ministre des Finances estimera que les remarques et les réserves de la Cour des comptes, au sujet dudit projet de loi de règlement budgétaire 2013, étaient purement «administratives» et relevaient de «procédures».Evoquant l'emprunt obligataire lancé en avril dernier, le ministre des Finances a qualifié de «très encourageants les montants souscrits à ce jour, promettant la communication des résultats définitifs de l'opération à sa clôture en novembre prochain.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : M K
Source : www.lesoirdalgerie.com