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le ministre des AE estime que le recours aux armes n'est pas une solution



le ministre des AE estime que le recours aux armes n'est pas une solution
Le ministre des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra, a fait sienne la thèse de ceux qui, pour inciter les Algériens à ne pas prendre exemple sur les Tunisiens et Egyptiens, claironnaient que l'Algérie a connu son printemps démocratique bien avant tous les autres pays arabes. "Nombreuses sociétés arabes veulent le changement, mais en Algérie le message a été bien reçu après les événements d'Octobre 1988, et un processus de réformes a été engagé", a-t-il soutenu dans un entretien publié par le magazine panafricain Jeune Afrique dans son édition du 22 décembre 2013, dont de larges extraits sont repris par l'agence APS. Mieux, le chef de la diplomatie algérienne a estimé que si nombre de pays arabes ont connu de grands chamboulements c'est parce que "les régimes en place ont ignoré cette exigence de changement".S'il n'est pas fondamentalement contre le Printemps arabe, M. Lamamra a récusé le recours aux armes pour imposer le changement. "Nous avons la conviction que la réponse à cette exigence ne saurait être militaire", a souligné le ministre des Affaires étrangères avant de préciser : "Il s'agit d'aspirations politiques qui ne peuvent être traitées que par des moyens pacifiques". "Accompagner ces aspirations par des rebellions armées, lesquelles provoquent en réponse l'utilisation excessive de la force, ne conduit à aucune solution durable", a-t-il encore prévenu. Façon à lui de "désavouer" l'opposition syrienne qui a emprunté la voie armée pour avoir la tête du président Assad ' M. Lamamra ne le dit pas ouvertement et assure que "l'Algérie a toujours observé le principe de non-ingérence dans les affaires intérieures d'autrui", avant de nuancer : "Non-ingérence ne signifie pas indifférence." Et à M. Lamamra de rappeler les efforts fournis par les autorités algériennes pour "réunir les protagonistes pour la recherche d'un compromis plutôt que d'encourager l'affrontement et les déchirements fratricides". "Notre diplomatie a mis tout son poids dans la balance pour trouver une solution politique au conflit syrien et convaincre les différentes factions d'engager un dialogue", insiste-t-il.Interrogé sur la menace que pourrait constituer la Lybie pour la sécurité de l'Algérie, M. Lamamra a défendu bec et ongles le gouvernement de Ali Zeïdan. "Nul ne peut jeter la pierre à un gouvernement qui, de bonne foi, ne serait pas en mesure de contrôler la totalité de ses frontières terrestres", affirme-t-il. Pour ce qui est de la situation en Tunisie, le chef de la diplomatie algérienne assure que l'Algérie ne peut rester insensible aux difficultés du voisin de l'est. "L'Algérie et son Président prodiguent conseils, recommandations et encouragements. Nous ne sommes pas dans une logique de médiation", soutient-il, non sans récuser toute idée de "médiation" algérienne entre les différents acteurs politiques tunisiens.En tout cas, la ligne directrice de la politique étrangère de l'Algérie, notamment avec ses pays voisins, est, selon M. Lamamra, de privilégier les "solutions démocratiques, négociées dans le cadre des principes cardinaux connus de tous".Concernant la situation au Mali, M. Lamamra a clairement pris partie contre les "solutions exclusivement militaires bâties sur les rapports de force (...)". "Il y a un consensus de la quasi-totalité de la classe politique (malienne) autour du caractère républicain de l'Etat, de l'intégrité du territoire national et des principes clés de la Constitution", a-t-il assuré, tout en se félicitant que le terrorisme et la criminalité transnationale soient défaits, "ou, du moins, ont enregistré un recul".A. C./APSNomAdresse email


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