
Le bras de fer entre le mouvement de protestation des enseignants contractuels et les autorités du pays continue, et les grévistes ne semblent pas avoir l'intention de céder. Alors que la grève déclenchée est à sa énième journée, la tension monte de plus en plus.Le bras de fer entre le mouvement de protestation des enseignants contractuels et les autorités du pays continue, et les grévistes ne semblent pas avoir l'intention de céder. Alors que la grève déclenchée est à sa énième journée, la tension monte de plus en plus.Rappelons les enjeux : empêchés de poursuivre leur marche sur Alger entamée, dimanche 27 mars à Bejaïa, les enseignants contractuels et vacataires bloqués à la sortie de Boudouaou dans la wilaya de Boumerdès ont entamé une grève de la faim pour réclamer leur titularisation. Alors, ils campent sur place jusqu'à ce que leurs revendications soient satisfaites.Les autorités réagissent après quelques rencontres avec les grévistes mais sans résultats. Les enseignants contractuels décident de poursuivre leur mot d'ordre, si les autorités n'accèdent pas à leurs revendications. Cette affaire a connu son point culminant et le bras de fer persiste, vu l'entêtement des deux côtés.Donc, le ton monte. D'ailleurs, la dernière sortie du ministre de l'Intérieur, Noureddine Bedoui, jeudi dernier en marge d'une séance plénière du Conseil de la nation consacrée aux questions orales, en est une preuve. Le ministre affirme que des mesures seront prises «dans le cadre de la préservation de l'ordre public en cas de persistance du mouvement de protestation des enseignants contractuels à Boudouaou», rapporte l'agence officielle APS.Le ministre a incité les enseignants protestataires à «réintégrer leur poste de travail», soulignant que «le gouvernement leur a accordé suffisamment de temps pour parvenir à des résultats positifs par la voie du dialogue». «Dès le début, le gouvernement a été très réceptif et a fait montre d'une intention sincère à l'égard des protestataires», a affirmé Noureddine Bedoui, avertissant qu'«il n'est pas possible d'attenter à l'ordre public».«Si cette situation persiste, des mesures seront prises», a-t-il encore mis en garde. Bedoui a déploré que l'«approche participative prônée par le gouvernement» n'ait pas été prise en compte par les enseignants contractuels protestataires, lesquels, a-t-il considéré, «n'ont affiché aucune volonté ni intention d'aller au dialogue ».Même son de cloche de la part des opposants qui campent jusqu'à la satisfaction de leurs revendications. En réponse aux propos du ministre de l'Intérieur Noureddine Bedoui concernant une éventuelle évacuation des protestataires par la force. « Nous savons tout de même que l'Algérie ne laissera pas tomber ses enfants en les laissant se faire violenter ou humilier. Nous n'avons pas commis de troubles.D'autres avant nous ont revendiqué la titularisation et l'ont eue, pourquoi pas nous ' » protestent-ils. Chacune des deux parties tire la couverture vers elle, mais l'intérêt de l'élève est remis aux calendes grecques. L'intérêt de la question est primordial au vu de cette effervescence sociale qui continue à sévir depuis plusieurs jours, ce qui n'arrange personne. Ni les deux parties, ni les élèves d'ailleurs qui payent les pots cassés.Donc le minimum de sagesse s'impose. Mais une réaction violente du pouvoir ne fera qu'envenimer la situation et susciter une action des syndicats de l'éducation qui pourraient appeler à une grève générale illimitée. Ce qui compromettrait gravement l'année scolaire à l'approche des examens de fin d'année. Le gouvernement prendra-t-il le risque d'aller vers l'escalade 'Rappelons les enjeux : empêchés de poursuivre leur marche sur Alger entamée, dimanche 27 mars à Bejaïa, les enseignants contractuels et vacataires bloqués à la sortie de Boudouaou dans la wilaya de Boumerdès ont entamé une grève de la faim pour réclamer leur titularisation. Alors, ils campent sur place jusqu'à ce que leurs revendications soient satisfaites.Les autorités réagissent après quelques rencontres avec les grévistes mais sans résultats. Les enseignants contractuels décident de poursuivre leur mot d'ordre, si les autorités n'accèdent pas à leurs revendications. Cette affaire a connu son point culminant et le bras de fer persiste, vu l'entêtement des deux côtés.Donc, le ton monte. D'ailleurs, la dernière sortie du ministre de l'Intérieur, Noureddine Bedoui, jeudi dernier en marge d'une séance plénière du Conseil de la nation consacrée aux questions orales, en est une preuve. Le ministre affirme que des mesures seront prises «dans le cadre de la préservation de l'ordre public en cas de persistance du mouvement de protestation des enseignants contractuels à Boudouaou», rapporte l'agence officielle APS.Le ministre a incité les enseignants protestataires à «réintégrer leur poste de travail», soulignant que «le gouvernement leur a accordé suffisamment de temps pour parvenir à des résultats positifs par la voie du dialogue». «Dès le début, le gouvernement a été très réceptif et a fait montre d'une intention sincère à l'égard des protestataires», a affirmé Noureddine Bedoui, avertissant qu'«il n'est pas possible d'attenter à l'ordre public».«Si cette situation persiste, des mesures seront prises», a-t-il encore mis en garde. Bedoui a déploré que l'«approche participative prônée par le gouvernement» n'ait pas été prise en compte par les enseignants contractuels protestataires, lesquels, a-t-il considéré, «n'ont affiché aucune volonté ni intention d'aller au dialogue ».Même son de cloche de la part des opposants qui campent jusqu'à la satisfaction de leurs revendications. En réponse aux propos du ministre de l'Intérieur Noureddine Bedoui concernant une éventuelle évacuation des protestataires par la force. « Nous savons tout de même que l'Algérie ne laissera pas tomber ses enfants en les laissant se faire violenter ou humilier. Nous n'avons pas commis de troubles.D'autres avant nous ont revendiqué la titularisation et l'ont eue, pourquoi pas nous ' » protestent-ils. Chacune des deux parties tire la couverture vers elle, mais l'intérêt de l'élève est remis aux calendes grecques. L'intérêt de la question est primordial au vu de cette effervescence sociale qui continue à sévir depuis plusieurs jours, ce qui n'arrange personne. Ni les deux parties, ni les élèves d'ailleurs qui payent les pots cassés.Donc le minimum de sagesse s'impose. Mais une réaction violente du pouvoir ne fera qu'envenimer la situation et susciter une action des syndicats de l'éducation qui pourraient appeler à une grève générale illimitée. Ce qui compromettrait gravement l'année scolaire à l'approche des examens de fin d'année. Le gouvernement prendra-t-il le risque d'aller vers l'escalade '
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : IDIR AMMOUR
Source : www.lemidi-dz.com