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Le ministre de l'Habitat reçoit le vice-président de l'entreprise chinoise CSCEC... interdite de marchés publics par la Banque mondiale



Selon une dépêche de l'agence gouvernementale APS (Algérie Presse Service), diffusée seulement le matin du 25 septembre (pourquoi ce retard '), le nouveau (et ex) ministre de l'Habitat et de l'Urbanisme, Abdelmadjid Tebboune, a exhorté lundi 24 septembre la société de construction chinoise CSCEC chargée de la réalisation de plusieurs programmes de logement en Algérie (et de la Grande Mosquée d'Alger) à respecter les délais de réalisation et la qualité des logements.
Cette dépêche fait suite à un communiqué de ce ministère. Pour rappel, dans «Le Soir Corruption» du lundi 24 septembre figurait un article intitulé «L'entreprise chinoise CSCEC sur la liste noire de la Banque mondiale». Le gouvernement algérien lui attribue le marché de la Grande Mosquée d'Alger. Nous sommes en droit de nous interroger d'abord sur la pertinence qu'un ministre de la République reçoive un haut dirigeant d'une entreprise internationale qui est inscrite sur la liste noire de la Banque mondiale, inscription qui fait suite à des faits avérés de corruption où a été impliquée CSCEC dans un marché public financé par cette Banque. Pourquoi la recevoir le jour même où paraissait cet article ' Simple coïncidence ' Si ce ministère a des griefs à faire à CSCEC en matière de retard dans la livraison des logements à réaliser, et de leur qualité, il suffisait qu'un haut fonctionnaire de ce ministère reçoive le représentant de CSCEC. Toujours selon cette dépêche de l'APS, lors de cette audience (en fait une convocation qui ne dit pas son nom) accordée au vice-président de la société chargé des relations extérieures de CSCEC, le ministre a donné «les orientations nécessaires pour le respect des délais de réalisation et de la qualité des logements soulignant la nécessité de mobiliser tous les moyens matériels et technologiques et d'éviter de compter sur les sous-traitants en respectant le cahier de charges». Le ministre «a relevé à cette occasion le retard enregistré dans la réalisation d'infrastructures et de groupements d'habitations relevant de l'AADL notamment ceux inscrits dans la wilaya d'Alger». Non seulement CSCEC est «blacklistée» par la Banque mondiale, mais en plus le gouvernement algérien lui reproche officiellement le non-respect des délais de réalisation, non-respect du cahier des charges et trop faire appel à des sous-traitants ! Mais alors comment a-t-on pu confier le méga-projet de la Grande Mosquée d'Alger (plus de 2 milliards de dollars) à cette entreprise indélicate '
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