Pour le professeur Tahreddine Amari, spécialiste dans les affaires des droits de l'Homme, la dernière résolution du Parlement européen sur les droits de l'Homme en Algérie est une «interférence» et une «ingérence» dans les affaires internes de notre pays. Il estime, d'ailleurs, que l'Algérie devrait répondre de façon plus ferme.Rym Nasri - Alger (Le Soir) - La carte des droits de l'Homme a souvent été utilisée par certains pays occidentaux pour faire de la politique et exercer des pressions sur d'autres pays. La dernière résolution du Parlement européen sur les droits de l'Homme en Algérie en est la preuve, souligne le Pr Tahreddine Amari. Pour lui, il y a une «interférence» et une «ingérence» dans les affaires internes de notre pays.
«Dans le préambule de cette résolution, on évoque le code pénal algérien. Que vient faire l'Union européenne dans le code pénal algérien ' C'est un texte interne. Quant au Pacte international relatif aux droits civils et politiques, on doit saisir le Comité des droits de l'Homme et non pas faire une résolution politique», a-t-il expliqué le jeudi 10 décembre qui coïncide avec la célébration de l'adoption de la Déclaration universelle des droits de l'Homme, sur les ondes de la Radio nationale Chaîne 2.
Il estime, d'ailleurs, que le ministère des Affaires étrangères ne devrait se contenter de répondre uniquement à cette résolution qu'en la qualifiant d'ingérence dans la politique de l'Algérie. «La résolution nous offre de multiples moyens pour répondre juridiquement au Parlement européen, par le droit international afin de prouver qu'il y a une ingérence dans les affaires de notre pays», dit-il.
Le spécialiste en droits de l'Homme évoque, par ailleurs, les nombreuses violations de ces droits dans le monde notamment dans les pays où il y a des guerres ou encore dans la relation entre les gouvernants et leur peuple.
Parmi ces violations, celles perpétrées contre les personnes vulnérables telles que les femmes et les enfants. D'ailleurs, précise-t-il, «c'est à cet effet, qu'il y a eu d'autres textes qui concernent directement la protection des femmes et des enfants mais aussi pour de nouvelles situations à l'exemple de l'immigration clandestine qui connaît de nombreuses violations des droits de l'Homme».
Il cite également la crise sanitaire de Covid-19 qui, selon lui, a affecté la vie des personnes à travers les restrictions.
«Dans son article 29, la Déclaration universelle des droits de l'Homme évoque les restrictions des droits de l'Homme qui doivent être appliquées selon la loi. Malheureusement, plusieurs pays utilisent les notions de restrictions aux droits de l'Homme comme échappatoire pour piétiner et violer ces droits», déplore-t-il. L'expert cite, à cet effet, l'exemple de la protection de l'ordre public qui, selon lui, est un domaine vaste où «il y a souvent des violations des droits de l'Homme».
Ry. N.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Rym Nasri
Source : www.lesoirdalgerie.com