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Le ministère de l'Intérieur annule le congrès de Saâdi



Abdelkader Saâdi a bien fini par perdre la bataille face à ses détracteurs qui ont réussi à annuler le congrès extraordinaire de Talaie el Hourriyet, qu'il avait prévu de tenir ce week-end.M. Kebci - Alger (Le Soir) - La réunion extraordinaire du comité central du parti Talaie el Hourriyet, tenue mercredi dernier sur convocation du plus du tiers de sa composante, a eu ses effets.
D'abord faire «déguerpir» Abdelkader Saâdi de son poste de secrétaire général du bureau politique du parti et donc, par ricochet, de son poste de président par intérim du parti qu'il occupe depuis fin décembre 2019 suite au retrait de Ali Benflis et, ensuite, ajourner le congrès extraordinaire que ce dernier comptait tenir hier vendredi et aujourd'hui samedi.
En effet, une fois les résolutions de cette session extraordinaire du comité central remises, avant-hier jeudi, dans la matinée, aux services du ministère de l'Intérieur, des Collectivités locales et de l'Aménagement du territoire, Saâdi n'a pas tardé à se faire signifier l'annulation du congrès extraordinaire qu'il comptait tenir ce week-end.
Ceci quoique le désormais ex-président intérimaire de Talaie el Hourriyet, contacté hier vendredi, affirme avoir été informé par les services de la Wilaya d'Alger du report du congrès pour, dit-il, des «risques de dérapages que ce rendez-vous organique pourrait engendrer, au vu de la tension au sein du parti».
Ce qu'un membre de l'instance nationale chargée par les membres du comité central de gérer les affaires du parti dans l'attente d'organiser le fameux congrès, dément, lui qui parle d'une «enquête», menée par les services du ministère de l'Intérieur et qui a, selon lui, abouti à «l'illégalité» de l'action de Saâdi.
D'où, ajoute-t-il, la décision d'annuler ce congrès, synonyme de victoire pour les contestataires de ce dernier. Et d'étayer son assertion par des chiffres : seuls cinq secrétaires des bureaux de wilaya du parti, cinq autres sur les treize au niveau de la wilaya d'Alger et deux membres sur les treize que compte le bureau politique approuvent la démarche de Saâdi. Aussi, ajoute notre interlocuteur, 187 membres sur les 245 membres du comité central ont signé la convocation de cette session extraordinaire du comité central, dont 176 ont assisté à ce conclave.
Ce que le concerné conteste, lui qui qualifie cette session extraordinaire du comité central d'«illégale», tenue dans un siège en «cessation de location depuis le 14 mars écoulé», non sans accuser ses détracteurs d'avoir «fait démissionner» des membres de cette instance souveraine entre deux congrès.
Un «grief» que ses adversaires réfutent, lui rappelant avoir lui-même signé les trois documents portant actualisation de la composante du comité central au grès des décès, des démissions et des radiations enregistrées depuis le deuxième congrès.
Ceci dit, Saâdi dit ne pas lâcher prise, puisqu'il dit engager cette semaine une double action : l'une en direction des services du ministère de l'Intérieur, et l'autre en justice, à l'effet de prouver que la composante du comité central a été «triturée».
M. K.
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