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Le Mexique et l'Algérie en tête d'affiche



Le Mexique et l'Algérie en tête d'affiche
Inauguré vendredi dernier, le 8e Festival de la musique andalouse et des musique anciennes s'est poursuivi, dimanche soir, à la salle Ibn Zeydoun, avec le passage sur scène de l'association andalouse musicale Les Beaux-Arts d'Alger et du groupe mexicain, Grifolklor.Comme à chaque soirée depuis le début de ce festival, la salle Ibn Zeydoun affiche complet. Une organisation impeccable est à relever aussi bien au niveau du comité organisationnel que du côté de la sûreté. A 20h, le couple d'animateurs annonce le programme de ce troisième rendez-vous musical. L'Algérie et le Mexique sont en tête d'affiche. Le premier groupe à passer sur scène est Grifolklor du Mexique. Les cinq jeunes musiciens, venus tout droit de Toulouse, entrent sur scène d'un pas décidé. Tout sourire et munis de leurs instruments musicaux typiquement traditionnels, ils commencent à égrener les premiers sons Jarocho. Ce dernier, datant du XVIIIe siècle, n'est autre que le métissage de trois cultures, espagnole, méso-américaine et africaine. Le premier titre entonné Balajû est un hommage aux pêcheurs et aux marins.Le percussionniste Pablo Senties a indiqué que les thèmes abordés traitent de la nature, de l'amour, des paysans et des ouvriers agricoles. Dans une gestuelle des plus naturelles, les musiciens, debout, offrent d'autres titres, Coco du nom d'un oiseau, ou encore Cascabe, le serpent à sonnette. Les corps des présents commencent à se déhancher au gré du son du cajon et de la quijada, un genre de mâchoire de mule dont les dents sont raclées avec une baguette, produisant le son du bendir. L'artiste Violetta se sépare quelques minutes de son instrument de prédilection, la jarana primera, pour se lancer dans un tour de danse saccadée des pieds, sur une tamina. Cette dernière se décline sous la forme d'une petite estrade carrée en bois avec des trous sur les côtés. Place ensuite à la deuxième partie de la soirée avec l'imposant orchestre de la société des Beaux-Arts d'Alger. Vingt-sept musiciens font leur apparition sur scène en saluant le public. Après un intermède de quelques minutes pour ajuster les pupitres et accorder leurs instruments musicaux, le chef d'orchestre et le président de l'association des Beaux-Arts d'Alger, Abdelhadi Boukourou, rejoint la formation. Après l'usage de bienvenue, M. Boukourou a tenu à rendre hommage àAbdelmadjid Boumaza, un maître qui a fait progresser la classe supérieure de l'association de 1984 à 2000.«C'est un grand monsieur qui a tant fait pour notre association. Sans lui, nous ne serions pas là ce soir à vous donner ce concert. Mille remerciements pour tout ce qu'il a fait et tout ce qu'il a donné», dira-t-il d'une voix pleine d'émotion. Le la est donné sous le regard complice de ce plus jeune chef d'orchestre. Les sons délicieux du piano donnent dans un premier temps toute l'ampleur avant qu'un langoureux ??istikhbar'' soit donné. Dans un enchaînement des plus rapides, la ??nouba'' dans le mode ??el dil'' est exécutée. Huit voix féminines et masculines se succéderont à tour de rôle et en duo pour revisiter certains grands standards, entre autres Hadidtou Ichqui koulahou ghariab, Koulou liladi manar el ziraya, un ??betaihi'' La chay telki yadaka lighadaka, un ??derdj'' Kada houwa el mass, un ??insiraf'' Afeytou wadjda wa chawkan, un insiraf Rimon zamani et un ??khlass'' Lakaytouha fi El tawafe tasaâ. La dernière composition jouée est une lounga signée par le chanteur et compositeur égyptien, Riad Sombati.


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