Difficile d'imaginer une telle épreuve dans un pays où le football est roi. Des affaires scabreuses pleuvent et continuent de mouiller les espaces de la communication. Que se passe-t-il derrière les rideaux de certains clubs ' Osons poser la question et osons mettre en valeur les déclarations qui ne peuvent être classées dans des registres à archives.L'une des plus mauvaises histoires de ce football est révélée par notre confrère Liberté qui évoque, sans retenue, ce qui s'est tramé entre le défenseur du MC Alger Farouk Chafaï et Omar Ghrib qui fut l'ex-Directeur général du doyen des clubs. Alléché par une proposition de taille, ce défenseur du Mouloudia d'Alger, a signé les yeux fermés, un contrat qui le fera voyager vers le club saoudien, et ce, sans contrepartie financière ! La question explose et fait fragiliser beaucoup de cadres du club. Qui était au courant de ce dossier ' Omar Ghrib s'éloigne du sujet sachant que Chafaï est encore sous contrat avec le club pour 18 mois...et déclare à nos confrères, «personnellement, j'ai été étonné, comme vous du reste, de découvrir que Farouk Chafaï est parti gratuitement vers le club Damac. J'ai été tout aussi étonné de découvrir également son salaire au MCA qui est de 350 millions.
Mais je tiens à préciser que je n'ai rien à voir avec de telles modalités de contrat. C'est vrai, c'est moi qui étais derrière la venue de Chafaï au MCA, car j'ai estimé que le club avait besoin d'un renfort dans l'axe de la défense. Je me suis entendu avec lui sur la signature de son contrat, mais pas avec de telles clauses», confie-t-il. La rue s'en prend à ce monsieur, commente à sa manière ces faits qui mettent le feu, l'image de ce club qui risque de se voire mis sous perfusion. Pour défraîchir le terrain et se mettre à l'abri de toute accusation, Ghrib opte pour une franchise, et ce, pour s'éloigner de toute victimisation. Rapporté par notre confère Liberté, depuis son arrivée au MCA en juillet dernier, «Chafaï a touché 5 mois et demi de salaires, soit 1,950 milliard de centimes».
Et d'ajouter, «je vais être franc avec vous, j'ai proposé un salaire de 250 millions à Chafaï pour un contrat de deux ans. Il ne m'a jamais parlé de cette condition qui le libérera de son contrat gratuitement si un club étranger venait à le solliciter. Je ne suis pas fou pour engager un joueur et le laisser partir sans contrepartie au bout de six mois, c'est pour moi de l'amateurisme». Voilà ce qui est proposé au menu d'éventuels débats sportifs. Ceci est important à signaler dans la mesure où personne n'a intérêt à réduire à sa plus simple expression un club, tel que celui du MCA, dont la renommée dépasse les frontières nationales, et notamment à travers ses supporters qui fleurissent les stades.
Un dossier de cet envergure fait tache d'huile et Omar Ghrib se défend, «j'ai quitté mon poste dix jours avant la signature de Chafaï au MCA». Sans chercher le moindre vocabulaire, il oriente ses recommandations vers ceux qui lui ont proposé un nouveau contrat et les interroger sur leurs réelles motivations, «car pour moi les clauses du contrat ont été visiblement changées» (à la mi-juillet 2019, au moment de la signature de Chafaï au MCA, Omar Ghrib avait effectivement déjà quitté son poste).
La glissade du MCA
Au c?ur des émissions sportives le déficit du club fait débat. 150 milliards de centimes et une masse salariale de 80 milliards, soit 85% du budget du club. Deux audits accablants sur la gestion de l'équipe du football se trouveraient au niveau de la société mère, Sonatrach. Le premier daté de 2013 et le second de fin 2019, malgré les rebuts, aucune mesures ne serait prise, encore moins transmis les dossiers à la justice. Pourquoi cette fièvre qui secoue le corps de cette équipe algéroise ' Qui en est la cause ' Ces violents et vilains tourbillons continuent d'entraîner dans ses sillages tout un monde. Récemment encore, un autre choc vient secouer ce club. Ghrib déclare que «le MCA a offert 20 millions et 30 millions de primes pour ses victoires contre le PAC et le CSC».
Non seulement, une véritable saignée dont les options sont en modes échecs, mais elles demeurent enveloppées dans un mystère, laissant ainsi des brèches s'ouvrirent pour laisser apparaitre des infos qui lézardent la façade du club. Le désenchantement est grand. Le désespoir n'a alors qu'une seule issue remonter, la pente jusqu'à faire briller les couleurs du club ' Mais certainement pas avec cette augmentation de salaire dont «Mebarakou s'est vu gratifier (il touche 300 millions) suite à son retour au club, alors que sous ma direction il ne touchait que 180 millions», annoncera Ghrib. C'est inimaginable ce qui se passe lorsqu'on sait que ce club «le MCA, permet à un joueur de bénéficier autant d'avantages financiers sans pour autant que le club puisse réaliser une plus-value».
Pour notre confrère, «cela s'appelle un abus d'autorité et dilapidation de biens sociaux de la société SSPA-MCA. Comment peut-on raisonnablement accepter de signer un tel contrat qui ne défend que les intérêts d'une seule partie ' Dans le jargon économique, cela s'appelle un contrat léonin, c'est-à-dire qu'il n'arrange qu'une seule partie, cette dernière, en l'occurrence Chafaï, se réservant des avantages supérieurs au MCA».
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : H Hichem
Source : www.lnr-dz.com