Alger - Revue de Presse

Le marché s'emballe pour Yennayer



Les noix, les noisettes à 700 DA le kilo, les amandes et les pistaches à 500 DA et les cacahuètes à 200 DA, entre autres, sont les prix qu'affichent les commerçants de la ville d'Oran pour la célébration de Yennayer qui marque le début du calendrier amazigh basé sur les changements des saisons et les différents cycles de végétation rythmés par le positionnement des astres. Pour ce yennayer de l'an 2958, qui survient trois jours seulement après le début de l'année hégirienne, l'occasion est donnée aux marchands de se frotter une nouvelle fois les mains. Quant aux clients, les marchés, notamment de M'dina Jdida, ne désemplissent pas et on a du mal à se frayer un chemin parmi les étals. Cela est également perceptible à la rue des Aurès. La température prise hier concernant la mercuriale de tous ces produits tant prisés pour la célébration de cette fête ancestrale, fait ressortir que les prix n'ont pas changé par rapport à ceux de l'an dernier et que chaque père de famille peut faire des achats selon son portefeuille. La demande va crescendo jusqu'à la veille du jour J et les grands arrivages sont perceptibles au niveau du marché du gros, basé notamment entre le boulevard Mascara et Sidi El-Hasni. «Un importateur a introduit, mardi dernier, des conteneurs de noix, made in Pakistan», a tenu à nous indiquer un grossiste avant d'ajouter que cette année l'offre s'est relativement affaiblie en raison de la mauvaise récolte enregistrée au Pakistan et tous les pays du Sud asiatique. L'autre pays recherché par les importateurs notamment pour les fruits secs et les pistaches est l'Iran. Avant le développement de l'import-export, les premiers importateurs se suffisaient à faire leurs commandes à Dubaï, la plaque tournante du commerce asiatique. Voulant éliminer les intermédiaires du Golfe, les opérateurs algériens se sont rapprochés de la source, c'est-à-dire des producteurs. Au passage, on apprend qu'un agriculteur de la wilaya de Jijel produit depuis quelques années des noix, mais sa production estimée à quelque 5 quintaux par an ne peut nullement suffire la demande du marché, du fait qu'en plus de la célébration de Yennayer, les pâtissiers l'achètent notamment pour les gâteaux orientaux. Concernant la confiserie, selon les grossistes spécialisés, la part des produits importés a grandement diminué et les produits locaux ont été tellement améliorés tant au plan de la qualité qu'au plan de l'emballage qu'ils n'ont rien à envier à ceux importés de l'étranger. Il n'en demeure pas moins que des produits européens, surtout les chocolats suisses, sont très prisés qui font oublier au moment de leur dégustation leur prix fort. Une tablette varie entre 200 et... 800 DA, pour les marques réputées. Quant aux produits locaux, ils restent abordables pour les petites bourses. Pour cette fête, des marchands se sont reconvertis et proposent même du mélange à 300 DA le kilo. A noter également que les prix des fruits, locaux ou de l'importation, figurant sur la liste de Yennayer, se sont particulièrement emballés ces derniers jours.
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