
L'université algérienne vit actuellement une crise qui l'affecte depuis des années. Ses structures pédagogiques ne répondent pas aux normes, son classement à l'international est au bas du tableau. Une situation de malaise qui perdure encore. Mais le chantier de la réforme reste ouvert sur ces questions.L'université algérienne vit actuellement une crise qui l'affecte depuis des années. Ses structures pédagogiques ne répondent pas aux normes, son classement à l'international est au bas du tableau. Une situation de malaise qui perdure encore. Mais le chantier de la réforme reste ouvert sur ces questions.En termes de réalisations, l'université algérienne couvre presque tout le territoire national et assure à des millions d'étudiants les cursus dans différentes spécialités. Mais sa situation pédagogique reste préoccupante, vu la dégradation de son niveau pédagogique et le manque de valorisation de la recherche sans compter les multiples problèmes dont lesquels elle se débat actuellement. Récemment d'ailleurs, le Cnes a mis en garde dans une conférence nationale sur « le déficit d'une vision cohérente autour du rôle de l'université algérienne dans sa projection dans le futur ».Des enseignants et chercheurs ont débattu du véritable profil que doit avoir l'université en essayant de s'insérer dans le contexte mondial. Mais la remise en cause première selon le Cnes est autour des modalités de fonctionnement de son système d'enseignement. Plusieurs professeurs ont émis des réserves sur la généralisation du système LMD qu'il convient d'abord de réévaluer. Les instances dirigeantes de l'université ont reçu dernièrement une note selon laquelle le ministère va s'engager à apporter des correctifs à ce système.C'est en effet depuis des mois que cette « réévaluation » est au coeur des priorités du ministère qui compte pour sa première démarche associer le corps enseignant, les étudiants et les responsables des campus à remettre des propositions pour un débat national sur la question. Des enquêtes doivent selon les autorités du secteur être menées pour déceler les dysfonctionnements et les incohérences de tout le système pédagogique.Au lieu d'une commission nationale, le ministère de l'Enseignement supérieur privilégie des comités issus d'universitaires et de doyens de toutes les facultés qui auront une liberté de manoeuvre pour établir des rapports critiques sur les programmes d'enseignement, les limites de la carte universitaire et les capacités de prise en charge des postes pédagogiques. On apprend selon une source proche du dossier que des ateliers de débats dans plusieurs universités sont prévus juste avant la prochaine rentrée universitaire.Chaque atelier dans sa spécialité doit fournir des notes critiques sous forme d'un condensé de rapports sur la situation pédagogique de sa filière, les besoins d'adaptation aux standards internationaux et la rénovation du contenu pédagogique propre à chaque spécialité. Outre cela, la même source indique que les plus grands campus comme ceux de Bab-Ezzouar à Alger, l'USTO à Oran et l'université de Constantine vont bénéficier d'un programme spécial afin de les replacer dans leur contexte d'universités leaders.Mais d'autres également comme celles de Tlemcen, Béjaïa, Sidi-Bel-Abbès et Sétif auront un appui fort en matière d'encadrement de haut niveau. On pense notamment à inviter des professeurs émérites de prestigieuses universités étrangères pour des congés scientifiques et des cours magistraux pour les besoins de certaines universités. Ce sont là les quelques prémices que voudrait accomplir les autorités de tutelle, en attendant d'autres propositions qui viendront à temps.Le déclassement de l'université hante les pouvoirs publicsLes différents classements de l'université algérienne au bas du tableau suscitent appréhensions et inquiétudes. Alors que le dernier classement attribue le rang de 1.875 à l'université d'Alger parmi 2.000 dans le monde selon un organisme international basé à Washington, certains y voient une disproportion dans ce classement en le réfutant catégoriquement. Le nouveau ministre Tahar Hadjar a sévèrement remis ce classement, comme tant d'autres, en affirmant que ces « classements obéissent à des critères de rendement et de marchandisation de l'université » propres à certaines.L'année dernière, l'université algérienne a été rangée aux côtés des pays qui ne disposent pas de ressources dans le domaine comme les pays de l'Afrique de l'Ouest et la Mauritanie, faisant ainsi développer l'idée du « mal-être » de l'université algérienne.Mais les experts, de leurs côtés, même s'ils sont d'accord sur le marasme ambiant des campus, veulent connaître les méthodes sur lesquelles se basent sur ces critères de classement. D'autant qu'aucune délégation de cet organisme, selon plusieurs responsables pédagogiques ne s'est déplacée pour s'enquérir réellement de la situation des universités.En termes de réalisations, l'université algérienne couvre presque tout le territoire national et assure à des millions d'étudiants les cursus dans différentes spécialités. Mais sa situation pédagogique reste préoccupante, vu la dégradation de son niveau pédagogique et le manque de valorisation de la recherche sans compter les multiples problèmes dont lesquels elle se débat actuellement. Récemment d'ailleurs, le Cnes a mis en garde dans une conférence nationale sur « le déficit d'une vision cohérente autour du rôle de l'université algérienne dans sa projection dans le futur ».Des enseignants et chercheurs ont débattu du véritable profil que doit avoir l'université en essayant de s'insérer dans le contexte mondial. Mais la remise en cause première selon le Cnes est autour des modalités de fonctionnement de son système d'enseignement. Plusieurs professeurs ont émis des réserves sur la généralisation du système LMD qu'il convient d'abord de réévaluer. Les instances dirigeantes de l'université ont reçu dernièrement une note selon laquelle le ministère va s'engager à apporter des correctifs à ce système.C'est en effet depuis des mois que cette « réévaluation » est au coeur des priorités du ministère qui compte pour sa première démarche associer le corps enseignant, les étudiants et les responsables des campus à remettre des propositions pour un débat national sur la question. Des enquêtes doivent selon les autorités du secteur être menées pour déceler les dysfonctionnements et les incohérences de tout le système pédagogique.Au lieu d'une commission nationale, le ministère de l'Enseignement supérieur privilégie des comités issus d'universitaires et de doyens de toutes les facultés qui auront une liberté de manoeuvre pour établir des rapports critiques sur les programmes d'enseignement, les limites de la carte universitaire et les capacités de prise en charge des postes pédagogiques. On apprend selon une source proche du dossier que des ateliers de débats dans plusieurs universités sont prévus juste avant la prochaine rentrée universitaire.Chaque atelier dans sa spécialité doit fournir des notes critiques sous forme d'un condensé de rapports sur la situation pédagogique de sa filière, les besoins d'adaptation aux standards internationaux et la rénovation du contenu pédagogique propre à chaque spécialité. Outre cela, la même source indique que les plus grands campus comme ceux de Bab-Ezzouar à Alger, l'USTO à Oran et l'université de Constantine vont bénéficier d'un programme spécial afin de les replacer dans leur contexte d'universités leaders.Mais d'autres également comme celles de Tlemcen, Béjaïa, Sidi-Bel-Abbès et Sétif auront un appui fort en matière d'encadrement de haut niveau. On pense notamment à inviter des professeurs émérites de prestigieuses universités étrangères pour des congés scientifiques et des cours magistraux pour les besoins de certaines universités. Ce sont là les quelques prémices que voudrait accomplir les autorités de tutelle, en attendant d'autres propositions qui viendront à temps.Le déclassement de l'université hante les pouvoirs publicsLes différents classements de l'université algérienne au bas du tableau suscitent appréhensions et inquiétudes. Alors que le dernier classement attribue le rang de 1.875 à l'université d'Alger parmi 2.000 dans le monde selon un organisme international basé à Washington, certains y voient une disproportion dans ce classement en le réfutant catégoriquement. Le nouveau ministre Tahar Hadjar a sévèrement remis ce classement, comme tant d'autres, en affirmant que ces « classements obéissent à des critères de rendement et de marchandisation de l'université » propres à certaines.L'année dernière, l'université algérienne a été rangée aux côtés des pays qui ne disposent pas de ressources dans le domaine comme les pays de l'Afrique de l'Ouest et la Mauritanie, faisant ainsi développer l'idée du « mal-être » de l'université algérienne.Mais les experts, de leurs côtés, même s'ils sont d'accord sur le marasme ambiant des campus, veulent connaître les méthodes sur lesquelles se basent sur ces critères de classement. D'autant qu'aucune délégation de cet organisme, selon plusieurs responsables pédagogiques ne s'est déplacée pour s'enquérir réellement de la situation des universités.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : FAYÇAL ABDELGHANI
Source : www.lemidi-dz.com