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Le management en Algérie



Le management en Algérie
Dans une ambiance très décontractée, des spécialistes algériens et étrangers ont partagé, la matinée du jeudi 26 juin à l'Ecole Supérieure Algérienne des Affaires (ESAA), leur expérience et points de vue managériaux avec un large public. Sous le thème de « management algérien, management efficace », les intervenants ; Dominique Loridon fondateur de Tajmaât appliquée au management, Olivier Breton Fondateur de la revue Paris- Alger, Mohamed Bachir Amokrane Consultant, Hammouda Hadj Said PDG du groupe TMS TECHNO, et Slim Othmani PDG de NCA Rouiba, se sont succédés pour partager leur expériences.Au cours de la conférence, Dominique Lauridon a expliqué le principe du management qu'il a choisi d'adopter « l'esprit Tadjmaât c'est de revenir fondamentalement à quelque chose plus intérieure, respecter l'autre passe par l'écoute et le silence», il s'agit donc d'instaurer une culture. Tout en déplorant : « c'est extrêmement choquant de voir des réunions en France ou en Algérie, de voir des gens parler et qui n'écoutent pas les autres ».Sur son expérience dans le contexte algérien il a estimé être chanceux «d'accompagner des entreprises algériennes». Comme exemples, il a cité les entreprises NCA Rouiba et TMS TECHNO, les qualifiant « de véritables sociocratie*, des organisations novatrices qui reposent sur des traditions extrêmement anciennes de la relation humaine »Le conférencier n'a pas manqué de constater que « la plupart des projets de « changement profonds » prévus et nécessaires pour les organisations, rencontrent des forces d'inertie qui pénalisent les résultats attendus ».Il espère néanmoins apporter une autre dynamique à travers son nouveau concept managérial « Tajmaât », en organisant des échanges d'expérience et des rencontres entre cadres dirigeants avec des intervenants dans l'esprit des grandes traditions berbères.Le spécialiste a puisé dans les profondeurs de la culture avant d'inciter les algériens à faire de même : « Arrêtez de prendre les systèmes d'ailleurs ! Qu'est-ce que les européens vont apporter de mieux aux algériens que les algériens eux-mêmes ' ». Et il poursuit : « ce qui manque aux algériens ce n'est pas la compétence, ni l'expérience, c'est plutôt quelqu'un qui est capable de sortir l'expérience, la vision et les valeurs des choses ».A la question « qu'est-ce que les jeunes attendent ' » Il répond qu'ils aiment « les Cheikh (les maitres) pas les zaïms (boss ndlr) mais les hakims (pas les dirigeants mais les sages). »Il perçoit ces fameux zaims comme de véritables obstacles. Pour lui « travailler ensemble c'est un réapprentissage d'une dynamique du travail en équipe. Et tant que les zaïms sont là ils ne voudront pas que le travail en équipe se fasse » ça impliquerait l'affaiblissement d'un système très hiérarchiséLe formateur conclura en insistant sur le rôle du leader « Il faut une autocratie** pour permettre une sociocratie, il faut un cheikh ou une cheikha. Il faut un maitre, il faut quelqu'un qui soit là qui va chercher les gens et les accompagnent, et lorsqu'on dit on prend la parole cinq minute on la prend cinq minute, et lorsque on dit que la bienveillance et le respect, l'écoute de la parole de l'autre est sacrée il veille à ce que ce sacré-là ne soit pas touché.NomAdresse email


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