Les ministres maghrébins des Affaires étrangères ont convenu, lors de cette première réunion du genre qui s'est ouverte hier à Alger, qu'aucun pays de la région n'est à l'abri de la menace terroriste et de ses multiples connexions dangereuses qui ont fait aujourd'hui d'un pays voisin, le Mali, un véritable champ d'expérimentation et le pivot d'une entreprise tentaculaire.
D'où l'impératif d'une jonction des efforts et d'une meilleure coopération dans le domaine de la lutte anti-terroriste, qui reste jusqu'ici bien en-deçà des attentes. Les pays du Maghreb doivent s'apercevoir qu'ils sont confrontés à des organisations, qui, elles, ont «réussi» leur union maghrébine, comme l'indique d'ailleurs la dénomination même de la principale matrice des groupes djihadistes et salafistes qui activent dans la région, à savoir Aqmi. Et ce ne sont pas, certainement, les divergences politiques, nées des derniers développements, qui pourraient empêcher une sérieuse prise en charge d'un problème aussi vital que celui de la sécurité et de la stabilité de nos pays respectifs. Il s'agit prioritairement de diagnostiquer la problématique (la nature de la menace, et dans quelles proportions et dans quels espaces les organisations terroristes et criminelles opèrent) pour pouvoir élaborer des réponses adéquates et déployer les moyens nécessaires. Il est établi que l'Algérie ne doit plus supporter, seule, cet effort colossal. Des pays comme le Maroc et la Libye doivent s'engager plus sérieusement, pour surveiller notamment leurs frontières qui sont devenues de véritables passoires pour tous types de trafics : armes, drogues...
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : M A
Source : www.lnr-dz.com