
Les participants eux-mêmes ont fait ce constat. A la grande satisfaction des éditeurs et des auteurs, depuis quelque temps, le citoyen lambda accorde une importance particulière à la lecture et achète tout ouvrage à même de l'aider dans sa quête du savoir. Siham Bouzidi, responsable du stand de la maison d'édition égyptienne Kidsland, spécialisée dans la vente du livre pour enfants, affirme recevoir tous les jours des orthophonistes qui achètent les tableaux éducatifs considérés comme un moyen indispensable pour les enfants aux besoins spécifiques. « En raison de la bonne qualité que nous proposons et de la réduction des prix, nous avons pu fidéliser la clientèle. Les produits que nous exposons et destinés notamment aux petits qui souffrent de problèmes de langage sont réalisés avec du bois et sont d'excellente qualité », affirme-t-elle, précisant avoir écoulé la moitié du produit exposé. Selon elle, cette maison d'édition a vendu, jusqu'à mardi dernier, pas moins de 50 % de l'ensemble des supports destinés essentiellement aux enfants souffrant de troubles du langage. Kitab édition qui expose essentiellement des livres pour enfants, a réalisé, elle aussi, une importante vente. Son responsable a soutenu avoir écoulé tout ce qui est contes. « Nous vendons beaucoup de contes. Les écoliers nous demandent particulièrement les contes qui parlent des prophètes. Nous sommes agréablement surpris par l'intérêt que porte cette frange de la société pour le livre et la lecture. C'est un très bon signe pour la culture », a-t-il estimé. Le roman algérien de graphie arabe ou française et le livre d'histoire se vendent bien, au grand bonheur des éditeurs et des écrivains. Une virée dans les différents stands nous a permis de constater de visu que le livre qui parle de notre vécu et de notre histoire attire le lecteur. A la faveur des nombreux témoignages et mémoires publiés par des acteurs de la guerre de libération nationale, il y a comme un intérêt grandissant pour ce genre d'ouvrages qui parlent de la révolution algérienne et de notre histoire contemporaine. La nouvelle génération d'écrivains algériens intéresse de plus en plus une frange importante de lecteurs avides d'émotions et de nouvelles sensations. Après avoir rendu compte de la situation qui a prévalu pendant la décennie noire, les jeunes romanciers essayent du mieux qu'ils peuvent de se départir de ce qui a été qualifié à juste titre par certains critiques littéraires de « littérature de l'urgence ou de graphie de l'horreur » pour produire une 'uvre de qualité esthétique et littéraire. « De nombreux étudiants et d'enseignants demandent des 'uvres romanesques de jeunes auteurs algériens, des ouvrages d'histoire consacrés notamment à la révolution, comme pour étancher leur soif avec la lecture de ce qui parle et s'écrit sur leur vie quotidienne et les préoccupations de la société algérienne », explique un employé au stand des éditions Chihab. Il citera, à titre d'exemple, Samir Toumi, dont le premier ouvrage, « Alger, le cri », a connu un franc succès de librairie, parce qu'il parle exclusivement de la capitale, de sa beauté et de ses étreintes.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Djamel O
Source : www.horizons-dz.com