Alger - A la une

Le laborieux parchemin menant à l'amour



Le champ éditorial en tamazight ne cesse de grossir avec l'arrivée de nouveaux auteurs parmi les nouvelles générations et de surcroît instruits à même de conférer à la production littéraire dans la langue chère à feu Mammeri toute la rigueur académique qui manquait à un certain moment.L'ouvrage (un roman) est disponible, depuis août dernier, sur les étals des librairies. Intitulé Azrug n tayri, ce livre est l'?uvre de Mina Aggaz-Yahiaoui, cette enseignante de tamazight dans un collège de Boghni, dans la wilaya de Tizi-Ouzou.
Nous l'avons rencontrée, le vendredi 3 décembre dernier, au salon Ezzou'Art des livres qui se tient ce mois-ci à la galerie Ezzou'Art sise au centre commercial et des loisirs de Bab Ezzouar, à l'est d'Alger. Ravie de l'accueil réservé à son livre, notre auteure, âgée de 39 ans, titulaire d'une licence en tamazight, soutient de prime abord avoir «délibérément» choisi l'enseignement en tamazight, une fois le bac en poche. Un choix, avoue-t-elle, dans lequel le v?u du père est également pesant. Et quid de l'accueil réservé par les élèves à l'enseignement de tamazight dans les établissements scolaires ' «Les élèves, notamment les écoliers que j'ai eus comme élèves au primaire, me considéraient comme leur mère, s'intéressent et cherchent à comprendre leur langue», témoigne-t-elle. Quant à son projet de roman, Mina soutient que l'idée remonte à 2007, soit une année après avoir entamé sa carrière d'enseignante.
«Un premier brouillon que j'ai eu à améliorer et à enrichir au fur et à mesure de l'expérience acquise dans l'enseignement jusqu'à ce qu'il soit prêt pour son édition. Chose que j'ai faite en août dernier», précise-t-elle.
Et tout est décliné dans le titre de son premier roman Azrug n Tayri (parchemin de l'amour) qui traduit en quelque sorte le dur et sinueux chemin qui mène vers ce noble sentiment humain qu'est l'amour. Une dureté et des aléas vite oubliés une fois la «cible» atteinte pour les plus chanceux d'entre nous quand on en devient pas prisonniers pour ceux qui en vivent à la marge.
Ayant visiblement pris goût à l'écriture au vu de l'accueil réservé à son premier ouvrage lors de ce salon, le tout premier pour elle, Mina Aggaz a d'ores et déjà finalisé un recueil de nouvelles et promet bien d'autres projets d'écriture, notamment des romans.
Mohamed Kebci
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