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Le label Volskwagen livré aux Algériens est de la pacotille



Le label Volskwagen livré aux Algériens est de la pacotille
Les jeunes bénéficiaires des crédits Ansej ou Angem (Agence nationale de gestion du micro-crédit) ayant hérité des fourgons utilitaires Crafter sont venus extérioriser leur ras-le-bol devant les locaux de la maison de la presse, hier vers 10h.Selon les informations directement recueillies auprès des protestataires, il y aurait plus d'une centaine de véhicules venus de toutes les régions d'Algérie, pour aller devant les locaux de la SPA Sovac Algérie les exposer, non seulement à l'importateur, mais également à l'opinion publique, et aux différentes autorités pour dévoiler ce qu'ils appellent l'arnaque. Sur l'une des banderoles on pouvait lire : «Bouteflika nous a donnés, et Sovac nous a volés». Les revendications des jeunes portaient essentiellement sur : D'après les protestataires : «Les tares concernent l'absence de contrôle aux frontières, au sujet de la qualité des produits roulants importés par l'Algérie, car les défauts de fabrication sont légion comme cette tôle de l'habitacle directement collée aux ridelles, sinon de cette crémaillère qui ne serait d'origine faisant du bruit et agissant négativement sur l'équilibrage des deux roues. Un des manifestants, nous dira que l'un d'eux s'est renversé avec son Craft». L'une des principales anomalies a trait à la rouille apparente dès la première année de circulation. Avec ça, il y aurait «un mauvais tirage dû à une puissance insuffisante du moteur, des amortisseurs non endurants, ainsi, qu'une consommation d'huile excessive et inexpliquée pour des véhicules neufs; autant de défauts de fabrication qui coûtent cher à entretenir, auxquels, il faut rajouter un châssis fragile qui se casse, et la bizarrerie d'un véhicule tenant mal la route et qui chasse facilement.» Les journalistes ont pu vérifier de visu et photographier le châssis d'un fourgon qui présente des marques de soudure de part en part au niveau de l'habitacle des roues arrière. Les jeunes protestataires doutent que «le produit qu'on leur a vendu, soit un produit de fabrication allemande. Ils parlent «de montage fait en Egypte, et probablement «de pièces autres que celles de la maison mère» mais n'apportent aucune preuve à leurs soupçons. Cependant, ils n'ont pas omis d'écrire à la maison mère pour signaler les difficultés à se faire entendre, afin d'obtenir réparation auprès de l'importateur Sovac Algérie conformément au certificat de garantie résultant du contrat de vente délivré par le concessionnaire. Selon les bénéficiaires des microcrédits, «Sovac Algérie, en dépit de multiples promesses, de régler leurs problèmes tenterait de dégager sa responsabilité des incuries présentes dans les fourgons, lesquels, ne seraient vendus qu'aux jeunes ayant pu les acheter grâce aux subventions étatiques». Pour les responsables de la maison mère Volkswagen qui ont bien répondu au courrier des jeunes propriétaires des fourgons en ce mois de mars 2015 ( Réf :VW-2015 / 03-055168) leur signifiant : «qu'il ne nous était pas possible d'assister tous les clients de notre siège social, par conséquent, nous avons transmis votre correspondance à notre importateur, responsable de toutes les questions des ventes et le service de Volkswagen s'agissant des véhicules commerciaux dans votre pays, en leur demandant de se pencher sur le problème, merci, pour votre compréhension» a été la réponse réceptionnée de Wolfsburg, et que signe le président du Conseil de surveillance : Ferdinand Piëch, dont la rédaction de la Nouvelle République détient une copie. Sovac Algérie, n'est pas à sa première levée de boucliers, puisque nous apprenons que même la direction générale de la Sûreté nationale pour des défauts de fabrication constatés sur les véhicules Skoda aurait diligenté le problème des malfaçons de production auprès des tribunaux algériens. A la suite du départ des protestataires, après avoir exposé leurs doléances aux journalistes de plusieurs quotidiens nationaux face à la maison de la presse Tahar- Djaout, nous avons appris dans les minutes qui suivent que « les insoumis au fait accompli» tels qu'ils se définissent sont allés vers le siège de Sovac Algérie pour, disent-ils «restituer les fourgons camelote au vendeur, et lui demander de rembourser directement l'Etat algérien qui a fait verser cash par les banques l'argent des achats, et qui s'est porté garant du remboursement des microcrédits empochés par Sovac Algérie. Cette affaire dont la SPA Sovac Algérie, ne serait peut-être pas, la seule responsable de la tromperie, puisque la maison mère Volkwagen dans sa réponse aux jeunes contestataires ne dément pas que ces véhicules ne sont pas de sa fabrication, et devrait faire expertiser ces produits, et dégager pleinement sa responsabilité de simple concessionnaire, mais auparavant, Sovac Algérie a pour obligation d'honorer les termes du contrat de garantie des produits qu'elle commercialise, quitte à amputer toute la responsabilité au fabricant pour qu'il rapatrie ce que les jeunes nomment «Camelote». Les implications des uns et des autres dans cette malheureuse affaire doivent être mises à jour, pour éviter que les exportateurs, autrement, pour que les importateurs soient à l'avenir plus précautionneux, et plus vigilants, dans le contrôle de ce qu'ils vendent à l'Algérie en devises sonnantes et trébuchantes. Les normes de fabrication européenne sont pourtant notoires et universellement reconnues.


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