Le bâtiment de débarquement de soutien logistique Kalaât Beni HammadL'objectif est de favoriser l'interfonctionnement entre les unités à travers un échange d' expériences afin de favoriser et d'optimiser l'aptitude des deux marines.
Dans le cadre de la coopération des Forces navales algéro-françaises, le bâtiment de débarquement de soutien logistique Kalaât Beni Hammad, a effectué des exercices d'exécution entre les 5 et 21 septembre. Cette coopération aura donc achevé sa dixième édition de l'activité de coopération opérationnelle baptisée «Raïs Hamidou 2017». Cette activité, indique un communiqué du ministère de la Défense nationale «s'inscrit dans le cadre de l'échange des expériences et du renforcement de la coopération militaire entre nos Forces navales et la marine française visant «à renforcer la coordination opérationnelle dans le domaine du contrôle et de la sécurité maritimes, à travers l'échange des connaissances en vue de permettre le développement des capacités d'interopérabilité et de réactivité entre les deux parties lors des situations de crises», souligne encore le communiqué.
Il est question d'intervenir communément en situation de crise relative à la pollution, activités illicites, des transactions qui interviennent dans différents trafics comme la drogue, mais aussi l'émigration clandestine. Toutefois, les deux parties s'unissent pour agir ensemble en cas d'incidents en mer. Le MDN précise dans sa correspondance que cet exercice «s'est déroulé en quatre étapes, avec deux escales au niveau des ports de Toulon en France et d'Alger, incluant des exercices tactiques au large de la zone s'étendant des côtes algériennes jusqu'aux côtes françaises».
Cette coopération conduite dans le cadre de la coopération bilatérale qui unit les marines algérienne et française, se définit comme la promotion de la coopération entre les deux marines. Elle a permis à ne pas en douter, la construction de leurs capacités à agir ensemble en temps réel. Cette coopération avait été initiée en 2006. Elle est organisée tous les deux ans dans l'intérêt commun des deux pays. Elle est matérialisée par des entraînements mutuels en Méditerranée pour renforcer une action commune dans les domaines de la surveillance et de la sécurité maritimes. Elle est axée sur le secours de grande ampleur, de lutte contre les pollutions ou de lutte contre les trafiquants.
A l'évidence cela s'effectue avec l'échange d'informations et de renseignements entre les forces navales. L'objectif de «Raïs-Hamidou» est de développer un fonctionnement interne ou ce qu'on appelle interfonctionnement entre les unités qui est consolidé par un échange d'expériences afin de favoriser et d'optimiser l'aptitude des deux marines pour entrer dans une action commune et opérer ensemble face à une situation de crise en mer.
A propos de cette activité de coopération, l'ancien ambassadeur de France à Alger Bernard Emié l'avait qualifiée «d'exemplaire et de renouveau des échanges». Pour lui «les activités de défense sont denses entre les deux pays et préparent les marines à agir ensemble dans cet espace commun qu'est la mer Méditerranée».
Il soulignait entre autre «nous avons beaucoup de choses à faire contre des adversaires communs, les trafiquants de toutes natures et les pollueurs», ne manquant pas d'ajouter, l'Algérie et la France travaillent la main dans la main au niveau de leurs forces armées et de la diplomatie pour essayer d'éviter un certain nombre de dérapages et lutter contre le terrorisme sous toutes ses formes». S'agissant de la modernisation des forces navales de l'Algérie, rappelons que le pays «devrait recevoir deux sous-marins russes de modèle Project 636E diesel-électrique SSK en 2018», selon l'Institut international des recherches pour la paix de Stockholm dans sa base de données de transferts d'armes relayée par le site «Navy Recognition». La même source précise que «le contrat russo-algérien pour le transfert de ces armes de guerre aurait été signé en 2014». A noter que la marine algérienne possède déjà quatre sous-marins diesel-électrique SSK dont deux de l'ancien modèle Project 877EKM Kilo livrés en 1987 et 1988, ainsi que deux autres livrés en 2010.
En constante rénovation et grâce à une politique «économe» d'achat de matériel et de fabrication locale, la marine algérienne s'est considérablement modernisée.
Depuis 2005 elle a connu un saut important en matière de technologie. Il y a lieu de noter que le commandant des Forces navales, le général-major Haouli Mohamed Larbi, a inspecté jeudi à l'Amirauté, dans la capitale, le bâtiment de débarquement et de soutien logistique après sa participation à l'exécution de la dixième édition.
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Ikram GHIOUA
Source : www.lexpressiondz.com