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Le juge réduit les peines Procès en appel DGSN-ABM



Le juge réduit les peines Procès en appel DGSN-ABM
Après avoir été condamné à 7 années de prison, Oultache, l'ex-chef de l'unité aérienne de la Direction générale de la Sûreté nationale (DGSN) et principal accusé dans l'affaire dite «DGSN-ABM», a écopé de 5 années de prison ferme, tandis que son gendre, M. Sator, a été condamné à 4 années de réclusion.
C'est devant une salle archi comble que le président d'audience, le juge Hallali, a prononcé le verdict retenu contre les inculpés dans cette affaire, et dans laquelle M. Oultache était poursuivi pour malversation en 2007 au profit de la société Algerian Business MultiMedia (ABM). Toufik Sator, directeur général adjoint d'ABM (gendre d'Oultache), a été condamné à 4 années de prison, à l'instar de deux autres inculpés, à savoir A. Bouzar et Daimi Youcef, ex-directeur de l'administration générale de la DGSN.
Il faut savoir que les trois inculpés ont déjà été condamnés à 7 ans mais le verdict n'a pas été accepté par les proches et parents de ces inculpés qui «ont clamé leur innocence». Oultache n'a pas hésité à interpeller le président de l'audience, lui affirmant : «C'est une injustice.» Le président, d'une manière sereine, a répliqué : «Il fallait vous défendre.» Une réplique qui a incité les proches et parents, notamment la femme d'Oultache, à crier «à la machination ourdie contre son époux».
Telle une traînée de poudre, d'autres personnes ont emboîté le pas à l'épouse Oultache, remettant «en cause la partialité du jugement rendu». Le verdict rendu, qui a généré une grande tension dans la salle, a concerné un autre inculpé, Ch. R. lequel a écopé de 3 années, tandis que H. Y. a été condamné à 2 années de prison ferme. Sept autres inculpés ont écopé de 18 mois de prison. Seuls 4 personnes ont été innocentées par la justice. Le verdict est tombé tel un couperet laissant perplexes certains et suscitant la colère chez d'autres. Dans le hall, une des épouses a sombré dans une crise d'hystérie, accusant «la justice de partiale et d'inique».
Il a fallu attendre une bonne heure pour que le hall se vide. La partie civile a été, quant à elle, invitée à user de son droit d'appel dans un délai de 8 jours conformément au code de procédure. Il est utile de rappeler que 25 autres personnes, dont 19 fonctionnaires de police, étaient également poursuivies dans le même dossier pour les chefs d'inculpation de «passation de marchés publics en violation de la législation, dilapidation de deniers publics et trafic d'influence».
Vingt et une d'entre elles avaient été condamnées, le 9 novembre dernier, à des peines allant de 3 à 7 ans de prison ferme. Il est également utile de rappeler qu'Oultache est accusé dans l'affaire de l'assassinat, le 25 février 2010, du directeur général de la Sûreté nationale, Ali Tounsi. La date du procès de cette affaire n'a pas encore été fixée.
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