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Le jardin Taleb Abderrahmane délaissé



Le jardin Taleb Abderrahmane délaissé
L'abandon. Malgré les quelques travaux entamés par les services de l'Etablissement de développement des espaces verts d'Alger (Edeval) afin d'y faire renaître un peu de verdure et y insuffler un semblant de fraîcheur, cet espace vert demeure repoussant.Rares sont les citadins qui s'y rendent. En fait, au lieu d'être un lieu de détente, de repos et de loisirs pour enfants et familles, ce jardin, l'un des plus anciens de la capitale, ne joue plus son rôle. Sa verdure, a-t-on constaté, est abîmée et amochée, parfois elle n'est plus existante faute d'entretien. Les travaux entamés il y a quelques jours ne concernent que le côté haut, apprend-on.Dans cette partie du jardin, malgré sa belle architecture, rien n'invite à y accéder. Sur l'un des accès, on peut lire un graffiti où il est écrit «Interdit à la police». Selon des citoyens, ce jardin est plutôt calme dans la journée, mais est infréquentable dès que la nuit commence à tomber. Comme la plupart des coins verts de la capitale, les délinquants et consommateurs de drogue y élisent refuge.Les habitants des cités limitrophes assistent impuissants à une inévitable dégradation de ce jardin public, et les services de wilaya semblent ne pas savoir comment le mettre en valeur. A titre d'exemple, les allées longeant le jardin, dans sa partie centrale, sont rarement empruntées par les badauds.Dans certains endroits, des objets hétéroclites y sont déposés. Malgré le passage des services de ramassage, les lieux offrent plutôt un aspect peu accueillant, décourageant les citoyens qui préfèrent emprunter les escaliers à côté. Pourtant, une simple couche de peinture et quelques motifs esthétiques pourraient tout changer.Le plus désolant, a-t-on constaté, c'est que même le monument n'a pas été épargné par la déchéance et les aléas du temps. Inauguré le 5 juillet 2013 par le maire et les responsables locaux à la mémoire des martyrs de la guerre de Libération nationale, ce mémorial est aujourd'hui partiellement saccagé, voire profané.Même les écrits commencent à s'effacer, sans que les responsables concernés daignent réagir. Mais le véritable désastre est dans le côté bas du jardin. Bien que fréquenté surtout par des retraités qui y passent leur temps à jouer aux cartes, aux dominos ou à lire le journal, cet espace est, hélas, transformé en un urinoir à ciel ouvert. Bizarrement, jamais les services d'hygiène ne prennent la peine de venir donner un coup de balai et assainir les lieux d'où se dégagent des odeurs infectes.Pourtant, un peu plus loin, du côté de la place El Kettani, la Fontaine de la Renaissance bénéficie de tous les égards. Fréquemment, les agents de l'Etablissement mobilier et confort urbain (EMCU) y sont à son chevet et procèdent à un lavage à grande eau. Un deux poids deux mesures difficile à expliquer, dans la prise en charge de lieux appartenant pourtant à la même circonscription.


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