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«Le Hirak, c'est les classes politiques de demain»



Azzedine Mihoubi a réitéré, encore une fois, sa conviction quant à l'issue du scrutin présidentiel du 12 décembre prochain, hier, dans une conférence de presse au siège de RND, au lendemain de l'annonce officielle de sa candidature. Et c'est dans la peau d'un candidat sérieux à la présidentielle qu'il a assuré de ses prétentions, somme toute déclarées, d'une part pour réussite de la tenue du scrutin malgré le rejet de la rue à travers les marches des vendredis, mais aussi pour remporter la course au palais d'El-Mouradia.Abdelhalim Benyellès - Alger (Le Soir) - Les arguments qu'il a avancés ce sont les soutiens des poids politiques, à l'instar des organisations de diverses obédiences ainsi que des personnalités de la part desquelles il a reçu des félicitations de même que des assurances pour son soutien au lendemain de l'annonce de sa candidature. Par contre, dans le même temps, beaucoup de voix ont manifesté des réactions contraires sur les réseaux sociaux. «Je me suis habitué à ces hostilités sur Facebook», a-t-il commenté dans un calme qui est le sien, avant d'ajouter clairement : «Ce sont les urnes qui vont juger ma candidature.» Alors qu'à une question relative au Hirak, Azzedine Mihoubi le considère comme une «force de proposition respectable», et des «jeunes qui constitueront les classes politiques de demain».
Quant au spectre de l'abstention qui plane sur la tenue des élections décidées par le commandement de l'armée, Azzedine Mihoubi a insisté sur la détermination du peuple à répondre à cet appel malgré les voix qui se dressent fermement contre l'élection présidentielle. Il n'y va pas par quatre chemins pour déclarer que cette défection a de tout temps été constatée au niveau des grandes villes contrairement à l'Algérie profonde qui est habituée à répondre massivement aux rendez-vous électoraux. Au passage, il a dénoncé un «dépassement» qu'il a déploré, hier même, suite à l'annonce de sa candidature sur une chaîne de télévision. «Je n'admets pas ces dépassements irresponsables», s'est-il insurgé, avant d'avertir : «Je ferai appel à l'intervention de l'Autorité de régulation de l'audiovisuel.» Et de revenir pour rappeler que tous les candidats partent sur un pied d'égalité dans le traitement de l'information par les médias. Quant aux réseaux sociaux, il avoue qu'il s'attend au «pire».
Se montrant confiant, le candidat du RND se dit «fier du soutien de ceux qui me connaissent assez bien». Au passage, il a répliqué aux «attaques» d'un candidat, qui ont fait beaucoup d'échos sur les réseaux sociaux ces derniers jours, à propos des privilèges accordés au chanteur Rifka dans une «conjoncture de rationalisation des dépenses» au moment où Azzedine Mihoubi était ministre de la Culture. «En tant que ministre, j'ai reçu des centaines de jeunes qui veulent s'exprimer, et je ne vois pas où est le problème de recevoir un jeune pour 10 minutes», a-t-il déclaré sèchement.
Enfin, déclinant son programme électoral, le candidat officiel du RND a affirmé que sa vision repose sur des réformes urgentes pour la réforme destinées aux secteurs de l'agriculture, des banques, de la santé publique, des start-up et de l'éducation dans une période qui ne dépasse pas les trois mois, alors que les grands axes du vaste programme qui s'échelonne sur 5 années, visent la «sécurité territoriale, la sécurité alimentaire, la sécurité énergétique, ainsi que les réformes de l'investissement, la santé et l'environnement, l'éducation et le savoir», a conclu Azzedine Mihoubi.
A. B.
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