Alger - Revue de Presse

Le gouverneur de la Banque d'Algérie à l'APN Les crédits aux privés et aux ménages en continuelle hausse



Mohamed Laksaci, gouverneur de la Banque d'Algérie, a présenté, hier, aux députés de l'APN le rapport sur le développement économique et monétaire pour l'année 2006. Dans son intervention, le premier responsable de la banque des banques a mis l'accent sur «la nécessité de renforcer les éléments fondamentaux de la sécurité financière du pays, notamment en matière de réduction de l'encours à la dette extérieure, la consolidation des réserves de change, et la stabilité du taux de change du dinar, avec en toile de fond l'ouverture de l'économie nationale, devenue structurelle, après l'entrée en vigueur de l'accord d'association avec l'Union européenne». L'intervenant a précisé en outre que «la maîtrise de l'inflation, telle que conçue par la politique de la Banque d'Algérie, a favorisé un contexte monétaire et financier plus favorable à l'investissement et à l'activité des biens et des services». M. Laksaci a mis en exergue la stabilité financière du pays, obtenue notamment par une bonne performance économique et financière entre 2001 et 2005. Cette avancée, estime le boss de la BA, s'est matérialisée par une forte croissance économique hors hydrocarbures à la faveur du programme de relance économique, une consolidation continue de la viabilité de la balance des paiements, une forte baisse de la dette extérieure, une amélioration soutenue des finances publiques et une plus grande liquidité bancaire. L'orateur n'a cependant pas omis de signaler que la conjoncture internationale favorable sur le marché pétrolier et la gestion prudente des ressources d'hydrocarbures ont été déterminantes dans la consolidation de la position financière en Algérie en 2006. M. Laksaci a appuyé ses dires par une série de chiffres dans le domaine de l'encours à la dette extérieure à moyen et long termes en baisse sensible et qui est passé de 59% du PIB en 1999, à 16,13% en 2005 contre seulement 4,38 au cours du précédent exercice. Ce résultat positif, selon le communiquant, est le fruit d'une stratégie de réduction de la dette extérieure algérienne, engagée en 2004 et qui a conduit à un remboursement anticipé de quelque 11 milliards de dollars en 2006. Abordant le volet des réserves accumulées, M. Laksaci a relevé la courbe ascendante en illustrant par deux chiffres comparatifs avec 46,18 milliards de dollars US en 2005 et 77,78 milliards à la fin 2006. Cette embellie financière constitue, selon les termes du rapport de la BA, «un soutien déterminant de la croissance économique à moyen et long termes». Au registre de la croissance hors hydrocarbures, le rapport relève une forte et régulière tendance comme l'attestent les 5,5% enregistrés durant les cinq dernières années en dépit des résultats négatifs obtenus par le secteur des hydrocarbures en 2006. Dans le domaine de l'épargne déposée au niveau du Trésor public, le rapport fait état d'une évolution du fait qu'elle est estimée à 38,4% du produit intérieur brut (PIB), soit trois fois plus que les liquidités bancaires. En matière de politique monétaire, le rapport de la Banque d'Algérie a relevé que la gestion coordonnée de ses moyens directs a permis de contenir les effets inflationnistes de l'expansion monétaire. Ceci s'est traduit par des crédits à l'économie, au rythme de 12,1% en 2006 après une «relance substantielle» d'environ 16% en 2005. Aussi, le rapport relève que les moyens déployés par la Banque d'Algérie ont eu pour effet de maintenir le taux d'inflation de 2,5 % dans la limite des objectifs tracés par l'autorité monétaire. Ce taux, selon les responsables de la BA, résulte principalement de hausses saisonnières des prix des produits agricoles frais. Afin de mieux évaluer les risques de crédits et les risques bancaires, leur gestion et leur maîtrise, la BA préconise le recours à de bonnes pratiques et ce, malgré une amélioration observée dans les services financiers, suite à l'introduction de deux nouveaux systèmes de paiement bancaire. Enfin dans le domaine des crédits, le rapport mentionne que le montant octroyé aux entreprises privées et aux ménages a augmenté ces deux dernières années atteignant 55,5 % en 2006 contre 50,4% en 2005 et 44% en 2004.
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