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Le gouvernement satisfait plusieurs revendications socioprofessionnelles des policiers



Le gouvernement satisfait plusieurs revendications socioprofessionnelles des policiers
Un ensemble de mesures censées améliorer les conditions socioprofessionnelles des éléments de la Sûreté nationale a été, comme prévu, décidé hier lors de la réunion intersectorielle présidée par le Premier ministre Abdelmalek Sellal.Cette réunion, tenue une semaine après le début des protestations enclenchées par les unités d'intervention et du maintien de l'ordre, a examiné la plupart des revendications exprimées par les représentants des protestataires lors de leur rencontre mercredi soir avec le Premier ministre et ce, concernant notamment les préoccupations d'ordre socioprofessionnel, alors que la question du départ du DGSN et la création d'un syndicat pour la police a été écartée. Selon le communiqué rendu public à l'issue de la rencontre à laquelle ont pris par les ministres de l'Intérieur, de l'Habitat, de la Santé et du Travail, et le directeur général de l'institution, «le gouvernement a répondu positivement à l'essentiel des revendications socioprofessionnelles des protestataires». En effet, les différentes autorités du pays reconnaissent que les agents de la Sûreté nationale «exercent leurs missions dans des conditions contraignantes et souvent éprouvantes». A noter, parmi les mesures décidées hier, la révision des salaires et la hausse des indemnités qui prendront effet à partir du 1er novembre prochain. «La revalorisation de l'indemnité de zone, actuellement servie aux agents de la Sûreté nationale avec effet rétroactif à compter du 1er janvier 2012», a précisé le communiqué soulignant l'octroi, également, d'une indemnité de déplacement collectif par agent de la Sûreté nationale effectuant des déplacements, l'attribution de la prime de spécialisation et de la prise en charge de la restauration des unités constituées. Pour ce qui est du logement, le gouvernement a promis de prêter une attention particulière pour la satisfaction des demandes des agents de la Sûreté nationale dans ce cadre des dispositifs et programmes existants. Il a, également, été décidé d'alléger le système de travail de 3 fois 8 heures et le rapprochement des agents ayant des difficultés d'ordre social ou de santé de leurs lieux de résidence. Il s'agit, aussi, de «l'affectation des agents de la Sûreté nationale à l'issue de leur stage au niveau des unités républicaines de sécurité pour une période de trois à cinq ans maximum», apprend-on de la même source. «Congé spécial» pour deux responsables Avant même la tenue de la réunion de haut niveau pour répondre aux doléances des centaines de policiers ayant protesté la semaine dernière, des sanctions ont été décidées par le département du général-major Abdelghani Hamel. Les deux premières mise en «congé spécial», ont concerné selon des sources concordantes, le chef de la sûreté de wilaya d'Alger, le commissaire divisionnaire Noureddine Boufellaga et ce, selon les mêmes sources, pour des raisons liées au dernier mouvement de protestation. Le premier responsable de la sûreté à Alger a, en effet, été remplacé provisoirement par son adjoint, le commissaire divisionnaire Noureddine Berrachdi qui assure l'intérim. La sanction à l'issue des évènements de la semaine dernières ont frappé à un plus haut niveau, puisque la direction générale de la Sûreté nationale a, également, décidé la mise de fin de fonction à l'encontre de son inspecteur général, le contrôleur de police Mohamed Houalef suite, selon quelques indiscrétions, «aux premiers éléments de l'enquête sur le mouvement de protestation et sa gestion». A noter que l'officier supérieur mis en «congé exceptionnel» était le premier de l'institution à être promu au grade le plus prestigieux de «contrôleur», nouvellement créé. Selon les mêmes sources, les deux responsables de la DGSN mis en «congé exceptionnel» risquent, selon les résultats de l'enquête en cours si certains soupçons se confirment, la radiation définitive du corps de la police et, également, des poursuites judiciaires en cas de charges retenues contre eux.


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