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Le gouvernement et les «corbeaux»



Le gouvernement et les «corbeaux»
Contre-offensive. Le gouvernement s'est donné le mot pour démolir les rumeurs de ceux qui veulent répandre le défaitisme dans le pays. Ce n'est pas par hasard ni pure coïncidence que, jeudi dernier, deux ministres ont décidé de «blinder» le moral de la population. Sécheresse ou pas, il n'y aura aucune incidence sur l'alimentation en eau potable des citoyens, a déclaré, catégorique, le ministre des Ressources en eau, Abdelouahab Nouri. Il rappelle que «L'Algérie dispose actuellement d'un stock de sept milliards de M3 d'eau, soit 70% des ressources hydriques superficielles» pour étayer son affirmation. Crise du pétrole ou pas, la politique sociale marquée notamment par les subventions des produits de première nécessité est maintenue. «Aucune hausse (du prix de l'eau) n'est envisagée pour le moment» a tenu à ajouter Nouri. Il semblait répondre au DG de l'Algérienne des eaux qui s'est plaint de vendre à perte son eau aux consommateurs. L'Etat se porte, évidemment, garant de l'équilibre financier de son entreprise. Comme il l'a déjà fait avec la Sonelgaz. L'autre ministre «semeur d'optimisme» est celui de l'Habitat. Abdelmadjid Tebboune a, jeudi dernier, donné sa parole à tous les souscripteurs des programmes 2001-2002 de l'Aadl qu'ils recevront leurs clés avant la fin de l'année. Et même, a-t-il ajouté, il y aura un surplus de logement sur ces programmes dont commenceront à bénéficier, à la même date, les souscripteurs du programme 2013. Il faut dire que l'Aadl a toujours été la cible privilégiée des spécialistes de la rumeur. Toujours dans le logement, la distribution à grande échelle se poursuit, au quotidien, à travers tout le pays et la promesse du wali d'Alger de faire de sa ville la première capitale en Afrique sans bidonville n'est plus loin d'être tenue. Peu avant ces deux ministres, celui de la Santé, Abdelmalek Boudiaf, avait rappelé que l'Algérie est le seul pays au monde à fournir gratuitement les médicaments, forts onéreux, aux malades du cancer. Sans compter la multiplication des centres anticancer et les équipements de radiothérapie qui valent leur «pesant» en dollars. Boudjema Talaï, moins communicatif, continue d'inspecter les extensions, maintenues même avec un baril à moins de 30 dollars, du métro d'Alger, à l'Est et à l'Ouest. Ou encore le mégaprojet du port de Cherchell. Le ministre des Travaux publics, Abdelkader Ouali, inspecte, quant à lui, chaque jour les multiples réalisations de nouveaux tronçons routiers comprenant de nombreux ouvrages d'art (ponts et tunnels) sans bien souligner ce tour de force financier dans sa communication. C'est pourtant là que tout se joue. L'Algérie va bien. Très bien même. Il faut juste savoir quand et comment le dire. Pour bien tordre le cou à l'intox!


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