Alger - Revue de Presse

Le gouvernement donne une année supplémentaire à la CNMA banque



Chuchotements, bruits de coulisses et faillite annoncée La liquidation de la CNMA-banque est remise à plus tard. Les choses sont claires depuis le retour de Ahmed Ouyahia au poste de chef de gouvernement et la nomination d’un nouveau ministre à la tête de l’agriculture. Même le nouveau DG de la CNMA-banque ne sait plus où mettre les pieds, surtout avec une armada de conseillers. Cette banque, créée par décision politique, sera ainsi liquidée par une décision politique. La question qui reste posée est la suivante: où iront les 1.000 employés de cette banque? Aujourd’hui, il est clair qu’on a peur d’un scandale! En effet, «si les pouvoirs publics sont animés d’une volonté de faire face à la mauvaise gestion et à la dilapidation des deniers publics, ils doivent faire place nette et juger les responsables de la faillite de cette banque», estime un de ses dirigeants. Selon un cadre, «les pouvoirs publics, qui ne sont pas au courant de tout ce qui se passe à la CNMA, doivent intervenir le plus rapidement possible». Selon d’autres sources, «les autorités veulent liquider la CNMA-banque pour effacer toutes les créances des personnes qui ont bénéficié du programme FNDRA». «La CNMA a été détruite par la politique conduite actuellement», estime-on encore. «Les véhicules, les portables et les recrutements accordés aux présidents ont eu leurs effets anesthésiant sur eux qu’ils font tous passer au conseil d’administration de la CNMA et aux assemblées générales de cette dernières notamment les achats de portables sans limites et sans suivi de leurs affectation, les dépenses comptabilisées à la CRMA d’Alger pour les camoufler ainsi que les achats groupés imposés à la CRMA avec des prix gonflés au lieu de bénéficier de remises. Ils ne connaissent pas la commission des marchés», note un cadre sous le sceau de l’anonymat. Ainsi et contre toute attente, la Caisse nationale de mutualité agricole (CNMA) vient d’obtenir une reconduction d’agrément d’une année pour l’exercice de ses activités d’assurance, et ce, conformément à l’arrêté du 8 juin 2008 publié dans le JO du 7 septembre dernier. Cet arrêté reconduit pour une période transitoire d’une année l’agrément de la CNMA «pour pratiquer, par l’intermédiaire de ses caisses régionales et en faveur des personnes physiques et morales exerçant leurs activités dans les secteurs de l’agriculture, la pêche, l’aquaculture et connexes». Le texte énumère ainsi près d’une quinzaine de cas dans lesquels la CNMA peut exercer ses opérations d’assurance. Il s’agit des accidents, maladies, corps de véhicules terrestres, corps de véhicules maritimes et lacustres, marchandises transportées par voie maritime ou aérienne, incendies, explosions et éléments naturels (tempête et autres), autres dommages aux biens (dégâts des eaux, bris de glace, vols), ainsi que les risques agricoles (grêle, gelée, sécheresse, mortalité du bétail, des volailles et assimilées, des abeilles et autres animaux). Les autres opérations d’assurance autorisées pour la CNMA sont la responsabilité civile des véhicules terrestres automoteurs, celle des véhicules maritimes et lacustres, les crédits, la caution et la réassurance. L’arrêté précise, toutefois, que pendant la période de validité de l’agrément, «la CNMA doit prendre toutes les dispositions tendant à rendre effective la séparation juridique et financière entre l’activité d’assurance et l’activité de banque par la mise en conformité de son statut». Pour rappel, le chef du gouvernement a mis fin, en août dernier, aux activités de crédit de la filiale banque de la CNMA, deux ans à peine après le début de ses opérations, et ce, pour cause de dilapidation de deniers publics. A noter enfin que la banque a été créée pour satisfaire les besoins de financement du secteur agricole, hormis les opérations de commerce extérieur. Elle a été autorisée à exercer par le Conseil de la monnaie et du crédit en mars 2005, mais n’a entamé ses activités qu’un an plus tard, accumulant par la suite près de 17 milliards de dinars de créances. Saïd Farhi
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