Quand un islamiste ne va pas à la plage, et que ce n'est pas la saison de la omra, que fait-il ' Il complote. Les man'uvres estivales ont débuté au sein de la mouvance islamiste dont certains cadors sont partis en Tunisie. Et pas pour faire du tourisme.
Le congrès d'Ennahda de Rached Ghannouchi à Tunis a donné lieu à un rassemblement inédit des leaders du mouvement islamiste algérien. Partis exprimer leur solidarité à un gouvernement ennahdaoui en pleine déconfiture dans sa gestion et rencontrer les leaders de l'organisation des Frères musulmans.
Cette organisation, synonyme d'internationale islamiste, qui n'a jamais réussi à s'implanter solidement en Algérie, s'impatiente face aux atermoiements et aux déchirements qui secouent l'Alliance verte ou les partis de Menasra et Djaballah. Le conseil d'administration de cette organisation, inféodée à Riyad, ne semble pas ravi des performances et du positionnement de sa succursale algérienne et menace de lui couper les vivres.
Car la déroute des législatives du 10 mai a donné lieu à toute une réflexion sur la capacité des islamistes algériens à renverser le gouvernement et sa propension à s'imposer comme un courant politique majeur. Les princes saoudiens, traditionnels soutiens des Frères musulmans arabes, et le roi du Qatar, nouveau bailleur de fonds et donneur d'ordres de la nébuleuse islamiste, semblent mécontents des Soltani, Mokri, Djaballah et consorts qui n'arrivent pas à enterrer leurs contradictions pour se fédérer dans un mouvement monolithique.
Face à cette tentative de réorganisation des rangs, les nouvelles d'Alger ne sont pas réjouissantes. La décantation de l'après-10 mai a donné lieu à des partis islamistes qui ont réalisé leur déficit d'écho dans la société mais surtout à l'émergence d'une nouvelle tête de pont (sans jeu de mots), qu'est Amar Ghoul. L'ex-monsieur autoroute Est-Ouest a choisi un autre chemin que d'être le recruteur des Frères musulmans en Algérie. Son intention de créer un parti, islamiste évidemment mais également tourné vers un nationalisme débridé, issu de la mouvance présidentielle, donne une autre perspective au mouvement islamiste et, forcément, des inquiétudes aux parrains du golfe Persique. n
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Mounir B
Source : www.liberte-algerie.com