Au bord du lac Majeur, le festival de Locarno en Suisse souffle cette année ses 70 bougies et présente 18 films en compétition. Parmi eux, le deuxième long métrage de l'Algérienne Narimane Mari, «Le fort des fous». C'est une histoire de colonisation et de conquête transcendée par l'imagination d'une jeune cinéaste algérienne. A la fin du XIXe siècle, dans un fort du Sahara algérien, des Africains et des Occidentaux, des marchands et des anciens esclaves créent une utopie, une communauté d'égaux, libre et joyeuse qui va bientôt être mise à mal par les puissances occidentales.Née et élevée à Alger, Narimane Mari est entrée dans le cinéma sans avoir fait aucune école. Son premier film «Loubia Hamra», mettait en scène des adolescents jouant à la guerre dans les années 1960 sur une plage d'Algérie.Le thème colonial revient avec ce nouveau film, nourri de rapports de missions militaires du XIXe siècle et d'un extrait du discours, très contesté, de Dakar de Nicolas Sarkozy.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : L'Expression
Source : www.lexpressiondz.com