Les bruits de bottes se font entendre avec insistance au Nord-Mali. Une intervention militaire étrangère se précise et elle sera à l'ordre du jour le 19 octobre courant devant le Conseil de sécurité de l'ONU. Une course contre la montre est engagée par Alger pour atténuer l'ardeur des va-t-en guerre et cela à une quinzaine jours d'un vote d'une résolution de l'ONU demandée par la France. Alger envoie le ministre délégué chargé des Affaires maghrébines et africaines en tournée régionale.
Il a entamé, hier, son périple qui le mènera en Mauritanie, au Mali et au Niger. Il sera accompagné d'une délégation de hauts responsables de l'armée, selon le ministère des Affaires étrangères. Les choses s'accélèrent ces derniers jours. Alger et Paris qui ont des positions diamétralement opposées sur le dossier se concertent. Jeudi dernier à Paris, la question a été au centre des entretiens entre Abdelkader Messahel et le chef de la diplomatie française, Laurent Fabuis. Le lendemain, vendredi à Malte, à l'occasion de la tenue du Sommet 5+5 pour la sécurité, le dossier a été également abordé lors de la rencontre entre le Premier ministre, Abdelmalek Sellal et le président français, François Hollande.
Alger plaide et insiste pour une solution diplomatique et politique. Paris soutient fermement une initiative des pays de la Cédéao pour une intervention militaire. Paris a estimé que la résolution de la France visant à préparer le terrain pour un feu vert ultérieur de l'ONU à une intervention militaire au Mali ne rencontrerait aucun obstacle. La tournée d'Abdelkader Messahel dans les pays du champ qui s'ajoute à celles, nombreuses, effectuées dans la région, au cours de cette année 2012, sera sans doute l'une des plus décisives qu'aura à faire Alger dans cette région. Les perspectives du règlement politique de la crise au Nord-Mali s'éloignent de plus en plus. A Paris, Abdelkader Messahel, et le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, ont affirmé que l'option politique demeure «incontournable» dans le cadre d'une «approche globale». Le président malien, Dioncounda Traoré, lui a souligné que l'option militaire sera le dernier recours si d'aventure le dialogue échoue.
C'est dire que toutes les parties sont encore dans une dynamique de dialogue avant le vote décisif du Conseil de sécurité qui interviendra le 19 octobre prochain. Cette dynamique est encouragée par les Etats-Unis d'Amérique qui ont opté pour une «solution politique négociée» dans la région et réitérée par le commandant en chef US de l'Africom.
Cependant même si Alger et Paris ont trouvé de nombreux points de convergence en ce qui concerne la nécessité de préserver l'unité nationale et l'intégrité territoriale du Mali, il reste une divergence et elle est de taille : l'option militaire et ses conséquences sur les pays de la région dont ils seront les premiers à en subir les effets désastreux sur les plans politique et socio-économique .
Les bruits de bottes se font entendre avec insistance au Nord-Mali. Une intervention militaire étrangère se précise et elle sera à l'ordre du jour le 19 octobre courant devant le Conseil de sécurité de l'ONU. Une course contre la montre est engagée par Alger pour atténuer l'ardeur des va-t-en guerre et cela à une quinzaine jours d'un vote d'une résolution de l'ONU demandée par la France. Alger envoie le ministre délégué chargé des Affaires maghrébines et africaines en tournée régionale.
Il a entamé, hier, son périple qui le mènera en Mauritanie, au Mali et au Niger. Il sera accompagné d'une délégation de hauts responsables de l'armée, selon le ministère des Affaires étrangères. Les choses s'accélèrent ces derniers jours. Alger et Paris qui ont des positions diamétralement opposées sur le dossier se concertent. Jeudi dernier à Paris, la question a été au centre des entretiens entre Abdelkader Messahel et le chef de la diplomatie française, Laurent Fabuis. Le lendemain, vendredi à Malte, à l'occasion de la tenue du Sommet 5+5 pour la sécurité, le dossier a été également abordé lors de la rencontre entre le Premier ministre, Abdelmalek Sellal et le président français, François Hollande.
Alger plaide et insiste pour une solution diplomatique et politique. Paris soutient fermement une initiative des pays de la Cédéao pour une intervention militaire. Paris a estimé que la résolution de la France visant à préparer le terrain pour un feu vert ultérieur de l'ONU à une intervention militaire au Mali ne rencontrerait aucun obstacle. La tournée d'Abdelkader Messahel dans les pays du champ qui s'ajoute à celles, nombreuses, effectuées dans la région, au cours de cette année 2012, sera sans doute l'une des plus décisives qu'aura à faire Alger dans cette région. Les perspectives du règlement politique de la crise au Nord-Mali s'éloignent de plus en plus. A Paris, Abdelkader Messahel, et le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, ont affirmé que l'option politique demeure «incontournable» dans le cadre d'une «approche globale». Le président malien, Dioncounda Traoré, lui a souligné que l'option militaire sera le dernier recours si d'aventure le dialogue échoue.
C'est dire que toutes les parties sont encore dans une dynamique de dialogue avant le vote décisif du Conseil de sécurité qui interviendra le 19 octobre prochain. Cette dynamique est encouragée par les Etats-Unis d'Amérique qui ont opté pour une «solution politique négociée» dans la région et réitérée par le commandant en chef US de l'Africom.
Cependant même si Alger et Paris ont trouvé de nombreux points de convergence en ce qui concerne la nécessité de préserver l'unité nationale et l'intégrité territoriale du Mali, il reste une divergence et elle est de taille : l'option militaire et ses conséquences sur les pays de la région dont ils seront les premiers à en subir les effets désastreux sur les plans politique et socio-économique .
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Sadek Belhocine
Source : www.lemidi-dz.com