
Certains spécialistes estiment que l'avenir du foot se fait justement en Afrique. En effet, la majorité des pays du contient Noir ont mis en ?uvre des politiques audacieuses en matière deformation de jeunes talents et de professionnalisme. Les clubs les plus huppés des championnats européens se tournent, résolument, vers l'Afrique pour renforcer leurs rangs. Des dizaines d'athlètes africains évoluent aujourd'hui dans les meilleures équipes au monde. Des pays comme le Mali, le Burkina-Faso, le Congo, le Gabon, l'Afrique du Sud, le Libye ou la Zambie tiennent la dragée haute devant des ténors traditionnels comme le Nigeria, le Ghana, le Cameroun, la Côte d'Ivoire, l'Egypte, l'Algérie, le Maroc ou la Tunisie. Désormais, il n'y a plus de petites équipes et chaque nation défend crânement ses chances à chaque rendez-vous continental. Au cours des dix dernières années, les clubs algériens n'arrivent plus à s'imposer à ce niveau. Que cela soit à la Champion's Ligue ou à la Coupe de la CAF, les équipes algériennes se font éliminer aux premiers tours. Invoquant plusieurs raisons pour ne pas postuler, dont le manque de moyens financiers et la surcharge de leur calendrier, nos clubs ont tendance à jeter l'éponge en déclarant forfait. Un club comme l'USM Alger, qui compte parmi les plus étoffé et mieux encadrés du pays, s'est désisté de la coupe de la CAF. L'ES Sétif et la CS Constantine participent à la Champion's Ligue, mais sans nourrir de réels espoirs. Leurs effectifs réduits ne leur permettent pas de jouer sur les deux tableaux, national et continental, au moment où la LFP (Ligue de football professionnel) ne leur accorde aucun aménagement des compétions locales. Il est vrai que la proximité du Mondial- 2014 et les grands besoins de préparation des Fennecs à cet effet ne laissent pas beaucoup de choix à l'instance de Mahfoud Karbadj qui doit boucler le championnat local à la fin du mois de mai. En raison de ce contretemps, la FAF a précédemment suggéré aux clubs algériens de se retirer temporairement des tournois continentaux. Cependant, ce retrait, même s'il permet à l'équipe nationale de mieux préparer le Mondial et aux clubs de ménager leurs effectifs, reste contreproductif dansl'ensemble. Nos clubs, qui se trouvent largement distancés par leurs homologues africains, gagnent à se frotter constamment à leur vis-à-vis pour se rattraper et cumuler l'expérience nécessaire à leur retour aux devants de la scène. Idem pour la Coupe d'Afrique des Nations des joueurs locaux (Chan) où l'Algérie a été, presque contrainte, de quitter les éliminatoires. En effet, la sélection algérienne a déclaré forfait pour le match contre la Libye, qui vivait alors une situation des plus troubles, afin de ne pas exposer la vie de la délégation à un danger certain. Décision qui a été approuvée en son temps par tous les sportifs algériens. Donc, pour 2014, le hasard du calendrier n'a pas été favorable pour les clubs les sélections de joueurs locaux. Toutefois, les footballeurs algériens doivent au plus vite renouer avec toutes les compétitions continentales pour ne pas y perdre définitivement leur place. On doit, dès la saison prochaine, mettre tous les moyens à cet effet. Les clubs, les sélections nationales et les instances sportives sont tenus de coopérer dans ce sens. Il s'agit d'une urgence. Il appartient aux responsables du foot algérien, à tous les niveaux, de motiver suffisamment leurs athlètes et leurs techniciens pour se replacer dans les compétitions africaines. Si certains présidents de clubs professionnels estiment que leurs ressources présentes ne le leur permettent pas, ils doivent se démener pour en trouver ou se décider à céder leur place à plus ambitieux qu'eux. Pas d'autres alternatives.K. A.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Kamel Amghar
Source : www.latribune-online.com