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Le football algérien dans tous ses états



Le football algérien dans tous ses états
Sixième journée au tableau du championnat de la Ligue professionnelle de football et les résultats des matchs ne sont pas reluisants.
Des joueurs se livrent à un jeu qui n'a aucune relation avec le football, encore moins avec l'activité sportive. La gestion du football professionnel est encore en souffrance. Le traitement conseillé semble ne pas être le bon. Les clubs, certains ne sont pas assis sur la bonne branche. Les secousses pleuvent et le climat est humide. Les meilleurs clubs perdent ou arrachent des nuls si ce n'est des défaites qui froissent les déclarations et les promesses faites tout au début de la saison. Les objectifs deviennent difficiles à concrétiser, broyés par l'arrivée et les départs des entraîneurs. L'Algérie ou l'espace football Algérie est en voie de devenir un comptoir presque commercial où les entraîneurs viennent passer un court séjour pour repartir ensuite avec dans leurs valises des fiches techniques de notre sport. A l'image d'Hervé Renard qui était plutôt en vacances forcées dans l'attente d'un contact meilleur. Il a su gérer son avenir mieux que celui du club pour lequel, il a été engagé. «Il y aurait quelque part un abus de confiance», une manière qui n'est pas du goût de plusieurs personnes. Voilà que l'on apprend le retour de l'entraîneur français, François Bracci au Mouloudia d'Alger. Il serait déjà à Alger pour une négociation avec la direction du club, lui qui avait dirigé les Vert et Rouge de la capitale à deux reprises. En 2006, il avait remporté la Coupe d'Algérie et en 2010, le titre de champion. «Avec du recul, je me suis rendu compte qu'on a lésé cet entraîneur. Il est parmi les meilleurs techniciens ayant travaillé dans le club», a ajouté le responsable mouloudéen. La mission de l'ancien joueur de l'Olympique est de «redresser la situation». A l'issue de la sixième journée du championnat de Ligue 1, le Mouloudia occupe la peu reluisante 14e place au classement avec 5 points. D'autre clubs attendent, eux aussi, l'arrivée de nouveaux entraîneurs étrangers, une technique qui viserait à calmer les esprits. D'autres formes pas encourageantes remontent à la surface des discussions, il s'agit de l'image que l'on veut donner aux équipes. Il y a ce recul, comme le qualifient les supporters de la JSK et de la JSMB par rapport à la prochaine confrontation africaine. Ils n'ont pas la tête à la prochaine Coupe d'Afrique. Ils n'iront pas sur son terrain, sauf si l'ESS et El-Harrach refuseraient de laisser cette place aux autres clubs africains. Ils ne priveront pas leurs supporters de cette fête africaine. Pour la JSK et la JSMB, les motifs sont dus au manque de moyens qui puissent leur permettre d'aller affronter les équipes qui veulent protéger leur image et surtout sauter le plus haut possible pour mieux dominer. Les équipes africaines, elles n'ont pas les moyens, donc sont pauvres en stratégie mais elles iront quitte à perdre au change parce que la confrontation des grands clubs est toujours synonyme d'école. Et du coup, les portes sont donc ouvertes à l'ES Sétif, au regard de sa 3e place acquise lors du précédent exercice, pour participer automatiquement à la Coupe de la CAF. «L'USM El Harrach, finaliste de la Coupe d'Algérie 2011 ou une autre équipe classée juste après l'ESS, pourrait suppléer la JS Kabylie», a précisé M. Kerbadj. Le patron de la Ligue de football professionnel a ajouté que l'Algérie pourrait aussi être représentée par une équipe seulement à cette compétition au cas où les équipes pouvant aspirer à y prendre part ne seraient pas intéressées par le challenge. «On peut faire participer à cette épreuve continentale l'équipe classée après l'ESS, comme on pourrait se contenter d'une seule équipe. Dans ce débat intéressant animé par nos confrères, on retiendra cette réaction d'un journaliste, «soulignons quand même que le cas de l'USM Alger est loin d'être le modèle, du moins par référence à la symétrie immédiate que font certains confrères avec Chelsea». Il ne s'arrête pas là puisqu'il souligne avec force que «le magnat russe, qui a acquis le club londonien, a injecté beaucoup d'argent, recruté parmi les meilleurs footballeurs de la planète, il a, en fait, réalisé un investissement à terme immédiat rentable. Ce qui est loin d'être le cas pour le club algérien où les sommes investies ne serviront en réalité que de contrepartie aux charges conséquentes et surtout sans retour' d'investissement». A la recherche d'une porte de sortie, la LFP avertit les associations qu'elle ne badine pas avec les textes, «ces derniers doivent être respectés à la lettre, il y a donc urgence de répondre aux dispositions du décret exécutif 11-198 et donc de s'engager à augmenter son capital social par de nouveaux apports dans le cadre des lois et règlements en vigueur, afin d'assurer l'équilibre financier de la société sportive commerciale» (SSC). Ceci a été déjà dit, rappelé, débattu, décrié, réclamé, commenté sans pour autant qu'un changement intervienne pour améliorer la vision de loin.
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