Les députés du FLN, comme pour se donner bonne conscience et l'allure de ceux qui ont le plus pris acte des appels de la rue qui réclament le changement, se sont évertués, hier et avant-hier, à s'en prendre au gouvernement et à son plan d'action qu'ils continueront encore à débattre pour la troisième journée de suite, aujourd'hui jeudi avant de l'adopter comme si de rien n'était.M. Kebci - Alger (Le Soir) - Plus que la veille, les députés étaient, hier mercredi, encore moins nombreux à se présenter à la plénière de l'Assemblée populaire nationale pour poursuivre les débats autour du plan d'action du gouvernement que dirige le Premier ministre, Abdelaziz Djerad. Des parlementaires de la Chambre basse du Parlement qui ont poursuivi leurs critiques à l'endroit d'un exécutif et de son programme, sans toutefois aller jusqu'à désapprouver le texte qu'ils devront certainement adopter aujourd'hui jeudi, après les réponses que devra apporter Abdelaziz Djerad.
Dans leurs interventions, les députés ont, notamment, relevé, comme l'a souligné ce parlementaire de Blida, «l'absence d'objectifs, de mécanismes, de financement et de délais de concrétisation de ce qu'il considère n'être que de simples promesses». Et à ce parlementaire qui se dit en rupture de ban avec son parti, le FLN, de citer en exemple l'objectif de construction d'un million de logements, toutes formules confondues, d'ici 2024, s'interrogeant sur la source de leur financement et dont la réalisation exige environ 40 milliards de dollars.
Et un autre parlementaire d'un autre parti de l'ex-allégeance de mettre le doigt sur le «manque de cohésion» au sein de l'exécutif gouvernemental, citant ces «déclarations improvisées» de certains ministres, notamment ceux du Commerce et de l'Industrie.
Et ces attaques de députés, notamment ceux émargeant au sein de l'ex-parti unique, se sont multipliées. Comme celui qui s'est interrogé sur la composante technocrate du gouvernement, estimant que «seules les élections déterminent les compétences», affirmant que «le pouvoir a transformé le parti FLN en une simple façade avec laquelle on a gouverné en son nom». Des technocrates, nombreux, selon lui, à être des divers exécutifs depuis 1997 et qui ont mené le pays à ce qu'il est advenu maintenant. Pour ce parlementaire de la capitale, «si on ne met pas en place des gouvernements politiques, le pays ne pourra jamais s'en sortir».
A noter que les débats se sont poursuivis, comme ce fut la veille, jusque tard en soirée, et même ce jeudi matin, au vu du nombre important (274) de députés qui se sont inscrits pour intervenir dans ces débats avant que les chefs des divers groupes parlementaires ne fassent de même. La place sera ensuite laissée au Premier ministre pour répondre aux diverses questions et autres préoccupations des députés, appelés en fin de journée à se prononcer sur ce programme du gouvernement Djerad.
M. K.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Mohamed Kebci
Source : www.lesoirdalgerie.com