
Le mécanisme africain de coordination et de coopération des institutions policières Afripol tant attendu est né.Sa première assemblée générale s'est tenue à la mi mai 2017 et s'est poursuivie durant trois jours à Alger, marquant ainsi l'institution effective de ce mécanisme.Il est question aujourd'hui, comme un point de départ, de la mise à niveau de la police africaine. Sachant que toutes les polices ne sont pas au même niveau par rapport aux ressources humaines et ressources financières. Cette mise à niveau ne peut se faire que sur la base d'actions de solidarité. Justement, le Commissaire divisionnaire, Hassani Fayçal, a affirmé hier, dans une conférence de presse autour de la réussite de la 1ère AG d'Afripol, au forum de la DGSN, à l'école nationale Ali Tounsi, que le financement des actions de solidarité d'Afripol sera assuré par l'Union africaine.Il a déclaré, en réponse aux questions des journalistes, que le financement d'Afripol, notamment dans le cadre des actions de solidarité, ne peut être tributaire que du budget ou des financements qu'on peut lui fournir par le biais de l'Union africaine. Le conférencier a annoncé dans ce sens, qu'il y a un certain nombre de décisions qui sont en cours de discussions au sein de l'UA. Il précise que si ces discussions vont aboutir à des décisions concrètes, les pays membres d'Afripol pourront donc concrétiser sur le terrain les objectifs tracés. Il souligne : «Nous avons été ravis d'ailleurs d'entendre qu'une enveloppe de 2 milliards de dollars sera octroyée aux pays africains pour financer des programmes que ce soit dans le domaine sécuritaire ou dans le domaine du développement, et ce dans le cadre du NEPAD».Le commissaire a souligné que les 44 pays membres d'Afripol vont pouvoir signaler le besoin en matière de renforcement des capacités de leurs polices nationales. C'est au directeur de l'institution, à savoir le général-major Abdelghani Hamel, élu président de l'assemblée générale du mécanisme de l'Union africaine (UA) de coopération policière (Afripol) pour un mandat de 2 ans, d'entériner les besoins de ces pays. Il a également affirmé qu'une requête a été adressée par le président de l'Union africaine aux chefs de police des 44 pays, justement pour mettre en place les structures permettant à Afripol d'exercer pleinement ses missions, et ce pour endiguer à fois les menaces terroristes et criminelles qu'elles soient nationales ou transnationales. Le représentant de la DGSN a mis l'accent lors de son intervention sur la mise place d'un site de l'union africaine « Afripol » qui diffusera des informations sur l'ensemble des actions qui seront entreprises par ce mécanisme de coopération policière Africaine.Il est question également d'élaborer une base de donnés régionale d'Afripol. Un base de données ou des informations relatives aux personnes recherchées, suspectes, aux véhicules, documents et objets volés, au faux documents, fausses déclarations et autres. Cette base de données sera consultable par les 44 pays africains, grâce à un code d'accès et éventuellement avec des organisations policières internationales ayant signé des conventions de coopération avec Afripol.Pour ce qui de la possibilité de créer un mandat d'arrêt africain pour faciliter l'arrestation et la remise des criminels en Afrique, le commissaire a indiqué que cet outil sera traité par les organes juridique de l'Union africaine, une fois créé.
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : presse-algerie
Ecrit par : M Aziza
Source : www.lequotidien-oran.com