Alger - Revue de Presse

Le fils d'Ali Benhadj a été tué



Le fils d'Ali Benhadj, l'ex-numéro deux du Front islamique du salut (FIS), a été tué lundi par les forces de sécurité dans l'est de l'Algérie, alors qu'il se préparait à  commettre un attentat-suicide à  Alger avec deux autres kamikazes, a rapporté hier le quotidien Ennahar. Selon le journal arabophone qui cite «des sources sûres», les tests ADN effectués sur l'un des cadavres ont confirmé qu'il s'agissait d'Abdelkahar Benhadj, fils du co-fondateur du FIS, parti dissous en 1992. Abdelkahar Benhadj, né en 1988, avait rejoint en 2006 Al Qaîda au Maghreb islamique (AQMI) et pris le nom de guerre de Mouawia. Ali Benhadj était injoignable, hier, pour confirmer ou infirmer cette information. Les trois hommes tués par les forces de sécurité, à  une soixantaine de kilomètres à  l'est d'Alger, voyageaient à  bord de deux véhicules bourrés d'explosifs destinés à  des attentats à  Alger, avant le Ramadhan, début août, a indiqué le journal. Abdelkahar Benhadj, ceint d'explosifs, était chargé de se faire exploser «dans un lieu bondé au centre d'Alger», un lieu non précisé, selon le journal. Le second kamikaze, qui conduisait un autre véhicule, devait cibler un bâtiment gouvernemental, selon Ennahar. Après la disparition de son fils en 2006, Ali Benhadj avait accusé les services de sécurité de l'avoir kidnappé, ce qui avait été démenti à  l'époque. Abdelkahar Benhadj était apparu quelques mois plus tard dans une vidéo diffusée sur la chaîne qatariote Al Jazeera. Sa mort avait ensuite été annoncée à  plusieurs reprises sans jamais avoir été confirmée. Mouawia a été condamné à  mort par contumace en 2009 par le tribunal de Tizi Ouzou pour «participation à  des attentats sanglants». Son père, Ali Benhadj, a passé 12 ans en prison après la suspension du processus législatif de 1991 qui promettait la victoire au FIS qu'il avait co-fondé avec Abassi Madani. Il avait de nouveau été incarcéré en 2005, puis amnistié un an plus tard dans le cadre de la charte pour la paix et la réconciliation nationale initiée par le président Bouteflika. 
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