Ils ne seront que deux athlètes qualifiés pour les Jeux londoniens cet été, contre 12 judokas lors de la dernière édition des Jeux olympiques de 2008 de Pékin, en Chine. Il s'agit de Soraya Haddad et Sonia Asselah.
Le judo algérien plonge du haut de la pyramide africaine dont il était le leader, pour se retrouver cinquième dans l'épreuve récente des individuels messieurs des derniers championnats d'Afrique d'Agadir 2012 au Maroc. Notre pays se classe juste après la révélation, la Libye, petite nation de judo. C'est la triste réalité d'un sport qui nous a habitués à mieux.
En effet, les signes annonciateurs de la situation vécue actuellement n'ont pas commencé aujourd'hui, ils remontent au début du cycle olympique en cours, lorsque le judo dans le monde a décidé de faire sa mue et procéder à des réformes de fond qui devront dans la durée redonner à la pratique sa raison d'être. Sport de combat différent des autres, le judo est avant tout une méthode d'éducation et une pratique physique, qui tire son essence de philosophies anciennes qui firent l'efficacité et la renommée des samouraïs. Dans ce mouvement de refonte généralisée dans le monde, le judo algérien est resté sur le quai. Pas de perspectives et surtout pas de mise à niveau de la pratique dans un environnement sportif devenu tout à fait différent. Entre les promesses d'essor prônées par les dirigeants du judo national et la réalité du terrain, il y a tout un monde.
Depuis 2008, la charge de la compétition sportive internationale et mondiale a largement augmenté en volume et intensité et les règles d'arbitrage ont aussi connu d'importantes modifications, éliminant même certaines techniques devenues prohibées.
Pour faire le jeu et se qualifier aux Jeux olympiques, les judokas doivent s'entraîner plus et mieux. Ils doivent être réguliers dans leurs performances et gagner des points qui serviraient pour le classement des meilleurs judokas du monde.
Dans cette nouvelle approche sportive de judo-spectacle, mise en place par la Fédération internationale de judo (FIJ) de sorte qu'elle draine de mieux en mieux les médias, nos judokas sont restés malheureusement à la traîne. Les raisons '
Inexistence de planification, manque de sérieux dans la préparation sportive des athlètes, absence de critères de sélection des athlètes et des entraîneurs, négligence du rajeunissement de l'élite fanion à temps et maintien des anciens en raison de la recherche de résultats immédiats, lesquels résultats ne sont pas arrivés. Beaucoup de temps est ainsi perdu. Pis, les compétences sont mises à l'écart et remplacées par des moindres. Dans ce nouvel ordre basé sur le favoritisme, réussir des performances sportives dignes relève de l'impossible. Amar Benyekhlef (90kg), Abderrahmane Benamadi (81kg), Meriem Moussa (57kg), Youcef Nouari (66kg), Kahina Saïdi (63kg) et même Lies Saker (60kg), tous arrivés à maturité pouvaient prétendre à une qualification olympique. Ils ne seront pas cet été en Grande-Bretagne pour défendre la médaille d'argent et celle de bronze, les seules que le judo ait données au sport algérien, il faut le rappeler, aux Jeux olympiques de Chine en 2008. Dommage !
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : S M S
Source : www.elwatan.com