Alger - A la une

Le Doyen à nouveau en démonstration '



Perdu dans sa crise interne, le Mouloudia d'Alger tentera demain soir de se «réveiller» du cauchemar qu'il vit depuis son élimination en Ligue des champions d'Afrique. Face aux Bahreïnis d'Al-Riffaâ, battus à Manama même en août dernier, le MCA a une occasion de renouer avec le succès. Peut-être même avec un regain de confiance à une semaine de son Classico contre le voisin de l'USMA. Une aubaine que d'affronter sur la nouvelle pelouse du temple du 5-Juillet un adversaire virtuellement à sa portée. L'équipe bahreïnie qui s'est recomposée depuis le match «aller» ne devrait pas constituer cet obstacle de taille que les camarades de Derrardja redoutent. Cependant, le football, et le football tel que pratiqué en Algérie en particulier, réserve de bien mauvaises surprises. N'a-t-on pas assisté à l'élimination de l'USMA, en quarts de finale de la Coupe de la CAF, face à la modeste équipe d'Al-Masry alors que les Rouge et Noir semblaient avoir fait le plus dur à Port-Saïd, en Egypte ' Si bien que demain soir, devant les regards intéressés de son probable futur entraîneur Rolland Courbis, le Mouloudia «osera» retrouver la juste «application » pour remédier à ses dernières viles péripéties. En l'occurrence, une succession de mauvais résultats accompagnée d'une lutte intestine qui rappelle en bien de détails celles vécues depuis que le MCA a été pris en charge (en otage ') par la Sonatrach. Des querelles de clocher dont les soi-disant enfants du club, mais pas seulement, en sont les (mauvais) acteurs. Telle une vache à traire, le Mouloudia qui fêtera très bientôt son centenaire, a subi la cupidité de ces messieurs qui, tapis derrière un bureau ou accrochés à leurs outils de propagande, brouillent les pistes et manipulent les foules. Un «Peuple» qui ne comprend rien, divisé, et qui, malheureusement, souhaite en bien des cas, d'autres déroutes de l'équipe pour que, espèret- il, la situation s'améliore, s'éclaircit. «Un mal pour un bien», en fait. Ce qui résume le désarroi de ces milliers de jeunes et de nostalgiques septuagénaires qui ont, eux, assisté aux heures de gloire du grand Mouloudia. Une nouvelle (mauvaise) démonstration ce vendredi face aux Bahreïnis ne servirait en rien la «cause» d'une renaissance d'un Doyen en vrille. Au contraire, le navire, déjà atteint par les effets du temps et des gens, foncera ancre mouillée vers des profondeurs irréversibles.M. B.
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Nom & prénom
email : *
Ville *
Pays : *
Profession :
Message : *
(Les champs * sont obligatores)