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Le double mondialiste évoque la qualification, la prestation et la préparation pour 2014Belloumi : "Maintenant, préparons Rio pour continuer à rêver"



Le double mondialiste évoque la qualification, la prestation et la préparation pour 2014Belloumi :
Forcément heureux au lendemain de l'historique qualification de la sélection nationale à la Coupe du monde 2014, Lakhdar Belloumi trouvait "normal que la dernière marche d'avant-hier soir eut été aussi difficile à franchir"."Contrairement à beaucoup d'autres, je m'attendais à un match aussi difficile et aussi fermé. Normal, puisqu'il y avait au bout une qualification à une phase finale de Coupe du monde, qui plus est, au Brésil, pays du football et de la passion par excellence. Maintenant, au lendemain de la victoire et de la qualification, on peut le dire : peu importait la manière, seul le résultat comptait. Au final, notre sélection nationale nous a offert un bonheur immense et une inégalable fierté d'appartenir à ce beau pays qu'est l'Algérie", se délectait encore la légende vivante du football africain des glorieuses eightees, pour lequel "le défi était à la mesure de l'énorme attente du public, ce qui explique en partie la décevante prestation des Verts".
"Le onze rentrant a surpris plus d'un, il est vrai, mais le sélectionneur national savait ce qu'il faisait et donnait l'impression d'assumer ses choix. Plus que la qualité technique du joueur, c'est surtout l'expérience des grands rendez-vous qui fait la différence dans ce genre de rencontre à gros enjeux, ce qui a certainement amené Vahid Halilhodzic à revoir le dosage de ce paramètre dans l'entrejeu avec, notamment, l'incorporation de Lacen", indiquait-il, au sujet de l'inédite composante humaine de l'équipe titulaire alignée mardi à Tchaker face au Burkina Faso. Et d'enchaîner : "Sur leur prestation d'hier, les Verts ne nous ont, certes, pas emballés, dans la mesure où ils paraissaient moins en jambes que d'habitude à Tchaker, moins tranchants offensivement et quelque peu paniqués défensivement. Ils ne sont, toutefois, pas du tout à blâmer car, d'un côté, ils subissaient une terrible pression liée à l'importance du match et, de l'autre, ils ont été à la hauteur de l'enjeu du soir, puisqu'ils ont fini par avoir le dernier mot et qualifier l'Algérie à sa quatrième Coupe du monde."Aux yeux du Ballon d'Or France-Football 1981, "cette qualification est multi-bénéfique, puisqu'elle permettra au football algérien de confirmer son renouveau, aux joueurs sélectionnés de disputer la plus belle et plus importante compétition de leur carrière et au peuple de revivre des moments de joie intense comme seule l'EN sait en procurer".
"De plus, renchérira Lakhdar Belloumi, dans un tel contexte politico-social, marqué notamment par une menaçante instabilité régionale, cette qualification aura un effet très positif sur la rue algérienne dans toutes ses catégories."
"Des matches face aux clubs pour contourner les dates Fifa"
Loin de l'euphorie ambiante si propre aux lendemains de qualification qui chantent, l'ancien maître à jouer des Verts a, par ailleurs, tenu à souligner "l'impérativité d'une bonne préparation afin de ne pas revivre les désillusions d'un passé encore récent".
"Maintenant que le billet pour le Brésil est en poche, il faudra rapidement se tourner vers le plus important, à savoir que tous les efforts et les sacrifices consentis jusqu'à ce stade ne partent pas en fumée par la faute d'une participation anecdotique et d'une élimination précoce. L'effectif est riche, le staff technique est compétent et la FAF y met les moyens : tous les ingrédients sont donc réunis pour que la campagne brésilienne soit réussie et que l'EN y fasse bonne figure avec, pourquoi pas, aller le plus loin possible et réussir un authentique exploit, comme l'ont fait avant nous quelques grandes nations africaines", soulignait, ainsi, à juste titre Lakhdar Belloumi, et de poursuivre : "Mais pour ce faire, il faudrait que la préparation soit minutieusement étudiée. On sait, d'ailleurs, à l'avance qu'il n'y aura qu'une seule date Fifa pour programmer une confrontation amicale. Il ne faudrait pas, à mon avis, s'en contenter. Pourquoi ne pas revenir à la méthode qui a fait la réussite de l'EN à notre époque, en programmant des rencontres de préparation face à des clubs de bonne renommée internationale. On ne peut pas attendre uniquement cette unique date Fifa pour se préparer au Mondial. Libre au staff technique de programmer deux, trois ou même quatre autres rencontres face à des clubs pour parfaire la cohésion de son onze, fluidifier les automatismes déjà acquis et essayer quelques variantes tactiques."
"Ce n'est qu'à travers une telle dérobade aux contraignantes mesures de la Fifa que l'on pourra donner vie au rêve de tout un peuple de briller au Brésil et d'honorer, ainsi, le football algérien et de confirmer que nous sommes toujours les dignes représentants de l'Afrique, du Maghreb et du monde arabo-musulman", conclut, à ce propos, la référence absolue en matière de n°10.
R. B.
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