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Le diabète, un problème de santé publique: L'alimentation, principale cause



La prévalence du diabète s'accentue et devient un véritable fléau en Algérie, considéré comme un sérieux problème de santé publique. Ils sont près de 5 millions d'Algériens atteints de cette maladie, soit 15% de la population, selon les chiffres de l'OMS. A cet effet, les spécialistes alertent sur la hausse du nombre de personnes atteintes de diabète en Algérie. «Chaque année, on enregistre entre 10.000 et 20.000 nouveaux cas de diabète», a indiqué Nouredine Boucetta, président de la Fédération algérienne des associations des diabétiques. Estimant que le nombre de diabétiques est en augmentation inquiétante, il a avancé le chiffre de «près de 5 millions, dont 300 000 insulinodépendants en Algérie». Il a précisé que sur les 5 millions de diabétiques recensés, «près de 51% sont des femmes».La cheffe du service des activités sanitaires et des produits pharmaceutiques à la direction de Santé, le Dr Bourkich Zekagh Nadia, qui s'est exprimée hier, à la veille de la Journée mondiale du diabète qui coïncide avec le 14 novembre de chaque année, sous le slogan «Le diabète concerne chaque famille», que «plus de 5.500 nouveaux cas de diabète ont été enregistrés durant les neuf premiers mois de l'année (de janvier à septembre) à Alger». Des chiffres alarmants, mais la rapidité de l'évolution de cette pathologie l'est encore plus. Le nombre de 5 millions était en effet, à l'origine, prévu pour être atteint en 2025, mais il l'a été presque une décennie d'avance. Ces chiffres sont bien en deçà de la réalité, puisque un diabétique sur 3 ignore être affecté, et ce, en raison des «déficiences en matière de dépistage et de sensibilisation sanitaire». Le président de la Fondation nationale pour la promotion de la santé et le développement de la recherche (Forem), Mustapha Khiati, a, pour sa part, mis en exergue les dangers des répercussions de cette maladie sur la santé des individus. Selon lui, son évolution effrénée résulte, en grande partie, des mauvaises habitudes alimentaires. «Chez nous, il y a un déni de la maladie. C'est pourquoi les médecins sont tenus d'apporter des réponses aux interrogations des malades», a-t-il avancé.
On consomme trop de sucre
Pour lui comme pour Boucetta, c'est le mode nutritif des algériens qui est remis en cause. Selon eux, les Algériens consomment n'importe quoi. Sucreries, boissons, fast-foods?, l'Algérien consomme «quelque 40 kg de sucre par an». Le double de la moyenne mondiale. Les consommateurs algériens sont notamment adeptes des boissons gazeuses et des jus. Des sodas très riches en sucre mettent leur santé en danger. «Dès l'âge de 8 ans, ces jeunes ont surconsommé des boissons gazeuses très riches en sucre. A 16 ans, ils sont atteints de diabète de type II», a-t-on expliqué. L'Association de protection des consommateurs a également mis en garde contre ces consommations, estimant qu'elles ne respectent pas les normes. «Ces boissons sont doublement concentrées en sucre par rapport à celles qui sont commercialisées en Europe et aux Etats-Unis». «Les jus et les sodas vendus en Algérie sont quasiment comme des confitures liquides», a bien expliqué Mustapha Zebdi. «Ils sont très sucrés. Avec 15 grammes de sucre par litre, voire même 18 grammes, c'est un grand problème de santé publique», a-t-il déclaré. Idem pour les produits light.
Hygiène alimentaire?
Pour nos interlocuteurs, il suffit juste de se surveiller, de garder de bonnes habitudes alimentaires et de pratiquer une activité physique. Ils ont appelé les diabétiques à s'informer sur les aliments causant une perturbation de la glycémie, et à se conformer à un régime équilibré, au respect des règles de nutrition, d'opter pour une hygiène de vie saine et surtout pratiquer une activité physique. Ils ont également mis l'accent sur le contrôle des parents sur le mode alimentaire de leurs enfants.
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