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Le DG de Renault attendu le 12 janvier à Alger pour "finaliser" le projet d'usine



Le DG de Renault attendu le 12 janvier à Alger pour
Le Directeur général de Renault effectuera le 12 janvier 2012 une visite à Alger à la tête d'une importante délégation pour finaliser le projet d'implantation d'une usine Renault en Algérie, a annoncé jeudi 08 décembre, Mohammed Benmeradi, Ministre de l'Industrie des PME et de la promotion des investissements.
Le ministre qui s'exprimait sur les ondes de la chaîne 1 de la radio nationale, a précisé que cette délégation se compose d'un groupe «venu étudier le site de l'implantation de l'usine », un « deuxième pour la qualification des entreprises concernées par l'investissement » et un troisième groupe « qui se penchera sur l'aspect juridique du projet ». Le ministre a indiqué qu'après 5 rounds de discussions le projet est en passe d'être finalisé. Il a rappelé que le site de l'implantation de l'usine sera celui de Bellara (Jijel) pour la production de 75.000 véhicules légers par an, dans un premier temps avant d'aller vers une moyenne de production de 150.000 véhicules/an. L'investissement, évalué à un milliard d'euros, sera supporté, selon le ministre, par l'Etat à hauteur de 51 % dont 15 % par la Société nationale des véhicules industriels (SNVI) et 36 % par le Fonds national d'investissement (FNI), et 49 % par le constructeur français. Il a également rappelé que le projet de l'implantation d'une usine Renault en Algérie a pour finalité la création d'une industrie nationale de l'automobile et pas simplement le montage de véhicule. Le ministre a assuré que le taux d'intégration de la production nationale dans ce projet sera, dans un premier temps de 30 % avant d'aller au bout de 5 années à 50 %. 100 entreprises ont été identifiées pour être intégrées au projet dans le cadre de la sous-traitance.
Total : il faut encore du temps
Interrogé sur le dossier Total qui ne parvient pas à décoller malgré les « levées d'obstacles », initiées de part et d'autres, le ministre admet qu'il est « très compliqué ». « Cet investissement qui avoisine 1 milliard de dollars implique beaucoup d'études ».Selon Benmeradi, l'investissement bute sur le choix du lieu de provenance de la matière première. Le choix se pose entre Arzew et Hassi R'mel et, a-t-il dit, « entre les deux lieux ce n'est pas le même montant d'investissement », a-t-il dit. L'Algérie n'a pas renoncé à ce projet de partenariat « mais il faut du temps » a-t-il ajouté. Il a souligné que les partenariats avec les étrangers dans le secteur de l'industrie sont un important facteur pour la relance de l'économie nationale. « L'Etat n'aide les entreprises que si elles ont l'intention d'entrer dans des partenariats », a-t-il indiqué. Mohammed Benmeradi a révélé par ailleurs que l'ancien plan de mise à niveau est « très insuffisant » d'où le recours à un plan plus « important » visant la mise à niveau de 20.000 entreprises sur 5 ans. Il s'agit d'identifier des entreprises, activant notamment dans le secteur du textile, du médicament et de la sidérurgie, susceptibles de conclure des partenariats. Il a par ailleurs annoncé une visite de 3 jours d'une délégation du MEDEF pour dimanche prochain pour discuter avec des ministres et les chefs d'entreprises algériens sur les possibilités de partenariat ». Benmeradi a justifié la révision annoncée de la loi sur les hydrocarbures en soulignant qu'il était nécessaire car elle freinait les investissements en amont. Il était nécessaire de la réviser afin d'offrir plus d'incitations à l'investissement dans l'exploration qui est, a-t-il dit, très lourd à supporter et dont les résultats ne sont pas assurés.
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