Aziz Brahimi revient à la présidence de la Fédération algérienne d'haltérophilie. Il a été élu lundi par l'assemblée générale de cette instance qui lui a accordé 30 voix contre 19 pour le président sortant, Larbi Abdellaoui. Il faut savoir que 49 membres sur les 62 inscrits ont pris part à cette assemblée générale. Nous avons pu obtenir du nouveau président de la FAHCM l'entretien qui suit.
Le Temps d'Algérie : Vous venez d'être élu avec une avance de 11 voix. Que pouvez-vous nous dire sur ce scrutin'
Aziz Brahimi : Tout d'abord ma satisfaction d'avoir vu cette assemblée générale se dérouler dans de très bonnes conditions. Je tiens à remercier tous ceux qui m'ont soutenu, même ceux qui ne l'ont pas fait. Ils ont leurs raisons de ne pas m'avoir donné leur voix et je respecte leur choix. C'est ainsi que la démocratie se conçoit.
Peut-on avoir une idée sur vos projets '
Une chose est sûre, ce qui nous attend ne sera pas chose facile. Un grand chantier nous a été confié et pour qu'il soit entrepris nous aurons besoin de tous les acteurs de la discipline. Mon projet s'articule autour de deux principaux aspects, à savoir le développement de l'haltérophilie, qui sera mon cheval de bataille, et la formation à travers toutes les ligues d'Algérie.
De combien de ligues disposerez-vous '
Sur les 48 wilayas du pays, il existe 12 ligues qui fonctionnent aujourd'hui avec les moyens que l'on connaît, à savoir des moyens assez limités. Mon souhait est, avec la contribution de la tutelle, de développer la base au sein de ces régions mais aussi dans d'autres. C'est en élargissant cette base que l'on aura le plus de chances de dénicher de nouveaux talents.
Selon certains techniciens il faudrait juste un peu plus de moyens pour former des champions. Que manque-t-il à l'haltérophilie algérienne pour atteindre un niveau mondial'
Je ne suis pas d'accord avec eux. Former un champion est une entreprise de longue durée qui demande, pour atteindre le haut niveau, des moyens considérables.
De quels moyens parlez-vous '
Tout d'abord des moyens matériels et infrastructurels qui font défaut en Algérie. Il faut que toutes les ligues soient équipées pour qu'elles puissent suivre l'évolution de la performance. J'ajoute l'élément humain à savoir les techniciens assez compétents pour former des champions.
En dehors de cela il faut des regroupements périodiques ponctués de plusieurs compétitions de niveau relevé.
L'haltérophilie féminine n'arrive pas à redémarrer. A quoi imputez-vous cela '
Ces dernières années, l'haltérophilie féminine n'a pas été présente sur la scène internationale en raison d'un manque de prise en charge adéquate. Dans notre programme figure la relance de cette catégorie qui demeure essentielle pour le développement de la discipline.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : A C
Source : www.letempsdz.com