
Un groupe de travail regroupant 11 pays arabes sera créé pour étudier les caractéristiques génétiques de la femme arabe suivi d'une étude épidémiologique de certains types de cancer et leurs fréquences en Algérie. C'est ce qui a été annoncé à l'occasion de la seconde journée sur l'oncologie co-organisée par l'Association arabe de lutte contre le cancer et l'Association algérienne d'oncologie médicale, qui a réuni quelque 450 participants à Alger.Nadia Terki, professeur au centre Pierre et Marie Curie (CPMC), a présenté une étude épidémiologique du cancer du sein menée conjointement avec les laboratoires Roche. Une étude qui a été menée en 2012 au niveau de 21 centres de référence à l'échelle nationale sur 6.625 patients (hommes et femmes) âgés de 18 ans et plus. Selon la spécialiste, 84 patients ont bénéficié d'une visite de monitoring. L'analyse statistique a fait ressortir que 99% des cas relevés sont des femmes et 40% des hommes avec un taux d'incidence de 29,14% pour 100.000 habitants. Selon l'intervenante, le cancer en Algérie connaît une proportion alarmante. D'où l'importance, selon elle, du diagnostic précoce, particulièrement les cancers les plus répandus en Algérie, comme celui du sein, des poumons, de l'utérus et de la prostate chez l'homme. Selon le professeur Terki, les médecins sont confrontés à un problème de prise en charge et de stratégie. « Il faut jouer sur la prévention et engager une politique de santé pour offrir aux patients une prise en charge de qualité et un traitement efficace », a-t-elle suggéré. Mais cela ne suffit pas, sans un suivi après le traitement du cancer, selon le professeur Daksni qui a pris l'exemple du cancer du col de l'utérus en soulignant que le suivi est une composante importante des soins apportés aux femmes qui en sont atteintes. Car les risques de réapparition sont plus élevés. Selon lui, il existe aujourd'hui deux moyens pour agir face au cancer du col de l'utérus. Il s'agit du dépistage par frottis cervico-utérin proposé tous les trois ans chez la femme âgée de 25 à 65 ans et la vaccination préventive destinée aux jeunes filles de 14 ans.Evoquant le cancer du poumon, un autre spécialiste a fait remarquer qu'il était le plus répandu dans le monde et le plus inquiétant car il est souvent découvert tardivement. Selon lui, 80% des personnes atteintes arrivent à un stade avancé de la maladie. Ce qui nécessite, dira-t-il, un diagnostic précoce de cette pathologie.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Rym Harhoura
Source : www.horizons-dz.com