
Depuis 1999, le département d'Etat américain présente au Congrès un rapport annuel sur la liberté religieuse dans 195 pays, à partir d'informations provenant de ses ambassades et en vertu de la loi sur la liberté religieuse internationale, adoptée en 1998. Le traditionnel rapport annuel mondial sur les libertés religieuses à travers le monde du département d'Etat américain est tombé. Celui de 2011, paru lundi, ne déroge pas à la règle. Les pays sont notés selon des appréciations, parfois subjectives, que se fait le département d'Etat des libertés religieuses dans le monde. Nombreux sont passés à la loupe sur ce plan. Pour l'Algérie, le département d'Etat américain a indiqué que la Constitution algérienne prévoit la liberté religieuse et que les lois du pays permettent aux non musulmans de pratiquer librement leur culte. Dans le rapport présenté par la secrétaire d'Etat, Mme Hillary Clinton, il est souligné «que la loi algérienne prévoit la liberté de croyance et d'opinion et permet aux citoyens de créer des institutions dont les objectifs comprennent la protection des libertés fondamentales du citoyen». Une fois n'est pas coutume, le département d'Etat s'abstient de critiquer et note que l'ordonnance algérienne 06-03, entrée en vigueur en 2008, « prévoit la liberté des non-musulmans à pratiquer leur culte et rites religieux, à condition qu'ils soient en conformité avec l'ordonnance, la Constitution, et avec d'autres lois et règlements, et que l'ordre public, la moralité et les droits et libertés fondamentales d'autrui soient respectés». Dans ce sillage, le rapport souligne que si le prosélytisme est une infraction pénale et passible d'une peine de un à trois ans de prison, l'application de cette peine est «irrégulière». Le rapport du département d'Etat note aussi que la loi algérienne «exige que les entités religieuses doivent se faire enregistrer auprès des services publics habilités avant de procéder à toute activité religieuse» et indique qu'en plus de l'Eglise catholique romaine qui avait été, auparavant, la seule institution religieuse non musulmane officiellement reconnue dans le pays, le ministère algérien de l'Intérieur a reconnu officiellement l'Eglise protestante d'Algérie en 2011. Il est fait également mention des autres églises, telles que les églises anglicanes et celles des adventistes du septième jour ainsi que d'autres églises protestantes qui ont introduit des demandes d'inscription et qui n'ont signalé «aucune ingérence du gouvernement dans la tenue de leurs services religieux». Selon ce rapport les entités chrétiennes ont indiqué que «le gouvernement algérien leur a permis d'importer davantage d'ouvrages religieux que les années précédentes». Se référant au décret exécutif 07-158, entré en vigueur en 2009, le département de Hillary Clinton estime qu'il apporte une plus grande précision à l'ordonnance 06-03 en définissant la composition de la Commission nationale régissant les entités religieuses non-musulmanes. Se référant aussi à l'ordonnance 06-03, le rapport rappelle que ce texte stipule que toutes les structures destinées à l'exercice de culte non musulman doivent être enregistrées auprès de l'Etat. Il est fait également mention du décret exécutif 07-135 relatif aux conditions de la tenue des services religieux non-musulmans telle la célébration des fêtes religieuses. Le département d'Etat constate «qu'aucun de ces événements n'a été refusé au cours de l'année» par les autorités algériennes. Le département d'Etat observe que si certaines associations chrétiennes citent des retards ou des refus pour l'obtention des visas pour leur personnel pour travailler en Algérie, d'autres, par contre, affirment qu'en matière de délivrance de visas, «la situation s'est améliorée par rapport aux années précédentes» et souligne que le gouvernement algérien «autorise les groupes de missionnaires à mener des activités humanitaires dans la mesure où ils ne s'adonnent pas au prosélytisme» et note par là même ,que la conversion n'est pas illégale au regard du droit civil, et que l'apostasie n'est pas une infraction pénale en Algérie. Le rapport indique «que la société algérienne tolère, en général, les étrangers et les citoyens qui pratiquent d'autres religions que l'islam» et relève «les chefs religieux musulmans et les politiques critiquent publiquement les actes de violence commis au nom de l'islam»
Depuis 1999, le département d'Etat américain présente au Congrès un rapport annuel sur la liberté religieuse dans 195 pays, à partir d'informations provenant de ses ambassades et en vertu de la loi sur la liberté religieuse internationale, adoptée en 1998. Le traditionnel rapport annuel mondial sur les libertés religieuses à travers le monde du département d'Etat américain est tombé. Celui de 2011, paru lundi, ne déroge pas à la règle. Les pays sont notés selon des appréciations, parfois subjectives, que se fait le département d'Etat des libertés religieuses dans le monde. Nombreux sont passés à la loupe sur ce plan. Pour l'Algérie, le département d'Etat américain a indiqué que la Constitution algérienne prévoit la liberté religieuse et que les lois du pays permettent aux non musulmans de pratiquer librement leur culte. Dans le rapport présenté par la secrétaire d'Etat, Mme Hillary Clinton, il est souligné «que la loi algérienne prévoit la liberté de croyance et d'opinion et permet aux citoyens de créer des institutions dont les objectifs comprennent la protection des libertés fondamentales du citoyen». Une fois n'est pas coutume, le département d'Etat s'abstient de critiquer et note que l'ordonnance algérienne 06-03, entrée en vigueur en 2008, « prévoit la liberté des non-musulmans à pratiquer leur culte et rites religieux, à condition qu'ils soient en conformité avec l'ordonnance, la Constitution, et avec d'autres lois et règlements, et que l'ordre public, la moralité et les droits et libertés fondamentales d'autrui soient respectés». Dans ce sillage, le rapport souligne que si le prosélytisme est une infraction pénale et passible d'une peine de un à trois ans de prison, l'application de cette peine est «irrégulière». Le rapport du département d'Etat note aussi que la loi algérienne «exige que les entités religieuses doivent se faire enregistrer auprès des services publics habilités avant de procéder à toute activité religieuse» et indique qu'en plus de l'Eglise catholique romaine qui avait été, auparavant, la seule institution religieuse non musulmane officiellement reconnue dans le pays, le ministère algérien de l'Intérieur a reconnu officiellement l'Eglise protestante d'Algérie en 2011. Il est fait également mention des autres églises, telles que les églises anglicanes et celles des adventistes du septième jour ainsi que d'autres églises protestantes qui ont introduit des demandes d'inscription et qui n'ont signalé «aucune ingérence du gouvernement dans la tenue de leurs services religieux». Selon ce rapport les entités chrétiennes ont indiqué que «le gouvernement algérien leur a permis d'importer davantage d'ouvrages religieux que les années précédentes». Se référant au décret exécutif 07-158, entré en vigueur en 2009, le département de Hillary Clinton estime qu'il apporte une plus grande précision à l'ordonnance 06-03 en définissant la composition de la Commission nationale régissant les entités religieuses non-musulmanes. Se référant aussi à l'ordonnance 06-03, le rapport rappelle que ce texte stipule que toutes les structures destinées à l'exercice de culte non musulman doivent être enregistrées auprès de l'Etat. Il est fait également mention du décret exécutif 07-135 relatif aux conditions de la tenue des services religieux non-musulmans telle la célébration des fêtes religieuses. Le département d'Etat constate «qu'aucun de ces événements n'a été refusé au cours de l'année» par les autorités algériennes. Le département d'Etat observe que si certaines associations chrétiennes citent des retards ou des refus pour l'obtention des visas pour leur personnel pour travailler en Algérie, d'autres, par contre, affirment qu'en matière de délivrance de visas, «la situation s'est améliorée par rapport aux années précédentes» et souligne que le gouvernement algérien «autorise les groupes de missionnaires à mener des activités humanitaires dans la mesure où ils ne s'adonnent pas au prosélytisme» et note par là même ,que la conversion n'est pas illégale au regard du droit civil, et que l'apostasie n'est pas une infraction pénale en Algérie. Le rapport indique «que la société algérienne tolère, en général, les étrangers et les citoyens qui pratiquent d'autres religions que l'islam» et relève «les chefs religieux musulmans et les politiques critiquent publiquement les actes de violence commis au nom de l'islam»
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : S B
Source : www.lemidi-dz.com