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«Le déficit budgétaire ne tombe pas du ciel»



Le lourd déficit budgétaire relevé dans le projet de loi de finances 2021 et qui ne cesse de grossir d'année en année jusqu'à atteindre 2 785 milliards de dinars est «loin de tomber du ciel», selon l'aveu du ministre des Finances.M. Kebci - Alger (Le Soir) - Voilà bien un point dans le projet de loi de finances pour l'année prochaine (2021) qui n'a pas laissé indifférent de par son ampleur. Il s'agit du déficit budgétaire lourd de près de 2 785 milliards de dinars et qui ne cesse de grossir d'année en année. Ce qui a, d'ailleurs, poussé aussi bien les députés qui ont adopté ledit PLF, la semaine passée, que les sénateurs qui en ont débattu, avant-hier lundi et hier mardi, à s'interroger, notamment, sur les mesures à adopter à l'effet de limiter ce déficit. Seulement, avant de répondre à cette préoccupation des parlementaires de la Chambre haute du Parlement, le ministre des Finances a tenu d'abord à expliquer la «genèse» de ce fléau que constitue le déficit budgétaire qui, selon lui, ne cesse de se «creuser».
Pour Aymen Benabderrahmane, ce déficit est loin de «tomber du ciel», il est le fruit amer d'«accumulations» de facteurs qui n'ont de cesse d'encourager son «creusement». Il s'agit, a-t-il expliqué, des surélévations «astronomiques» dans les montants alloués aux projets. Des surélévations résultant du manque, voire de l'absence de «maturation» des études des projets de développement. Ce qui a de tout temps induit des écarts inimaginables entre les AP (autorisations programmes) initiales et celles concédées des années après, donnant en exemples certains grands projets de pénétrantes et de lignes de chemins de fer. Phénomène, c'en est un, face auquel le gouvernement compte livrer bataille à travers, selon le ministre des Finances, l'optimisation dans les dépenses publiques en ne concédant d'autorisations programmes que pour les projets dont les études ont été «maturées». Pour lui, ce défit explique le niveau des dépenses publiques qu'il sera difficile de contenir, a-t-il avoué. D'où, a-t-il ajouté, le maintien des transferts sociaux, qui s'élèvent, pour l'année 2021, à 1 929,35 milliards DA, soit une hausse de 81,58 milliards DA par rapport à 2020, affirmant que le gouvernement compte sur le marché financier pour financer justement ces projets de développement. Il a également estimé que le maintien du niveau des dépenses d'équipement sera à même de permettre un essor économique et sauvegardera les postes d'emploi.
Dans ce sillage, le ministre des Finances fera part d'un projet de loi à l'étude objectant de réguler le partenariat entre les secteurs public et privé à l'effet d'améliorer la sphère économique dans le pays.
M. K.
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