
ils ont exprimé leur mécontentement et inquiétudes quant à l'application du décret exécutif N°12-110 relatif à l'organisation de la profession des auto-écolesLe décret en question leur exige un niveau de Bac+2, recruter un gérant universitaire, et la durée de la validité de leurs agréments est limité à 10 ans. Voilà le texte qui a courroucé ces gérants. Hier, lors d'un congrès extraordinaire organisé au siège de l'Ugcaa à Alger, ils ont exprimé leur mécontentement et inquiétudes quant à l'application du décret exécutif N°12-110 relatif à l'organisation de la profession des auto-écoles. Dans ce contexte, le secrétaire général de l'Ugcaa, Salah Souilah, a indiqué que «ce congrès a été organisé, suite à la demande des représentants des gérants des auto-écoles, au niveau national». «La loi leur donne le droit d'organiser ce congrès, vu qu'ils représentent trois tiers de l'ensemble des wilayas du pays, à savoir plus de 30 wilayas qui ont répondu favorablement à l'organisation de ce congrès», a-t-il précisé. Il a également indiqué que cette frange «souffre énormément de marginalisation et aujourd'hui, ils ont décidé que leur voix soit entendue et leurs doléances accordées». Comme cette Fédération est affiliée à l'Ugcaa «il est de notre devoir de veiller à ce que cette frange soit présentée par des gens compétents, pour qu'ils puissent participer à la prise de décision», a souligné M.Souilah, tout en appelant le nouveau Bureau national des autoécoles qui s'est installé hier, d'être «solidaire et harmonieux pour pouvoir arracher les doléances des personnes qu'ils représentent». Concernant les articles contestés par les participants et quant à leur application, il s'agit en premier lieu, du nouveau mode d'exonération d'impôts, de même qu'à la limite imposée pour leur agrément. «Ce serait une véritable catastrophe», a lancé un représentant, si cette loi est appliquée. Un autre, a annoncé que «si on ne fait pas quelque chose face à cette situation, on sera dans l'obligation de rendre nos agréments et baisser les rideaux». Parmi d'autres articles qui ont suscité le mécontentement des autoécoles figure la surface de leurs locaux de travail estimée à plus de 16m2. «C'est une surface plutôt exagérée», a déclaré un autre représentant. Il ne reste pas beaucoup de temps «pour accélérer les choses et faire parvenir ce qui nous préoccupe à la tutelle», a clamé un autre.Ils n'ont pas également apprécié la déclaration du ministre des Transports Amar Ghoul qui a annoncé la facilitation aux jeunes d'ouvrir des auto-écoles. «Il ne faut pas laisser n'importe qui ouvrir une auto-école. Un jeune qui a un niveau d'études secondaires n'est pas apte à être gérant d'une école d'enseignement de conduite», a commenté un participant. Un autre point qui a été évoqué lors de ce congrès, est celui des routes qui sont devenues de vraies tombes à ciel ouvert. En effet, les gérants des auto-écoles se sont «lavés les mains» quant au taux des accidents enregistrés quotidiennement par la Gendarmerie nationale. Par ailleurs, ils ont appelé à l'aménagement des circuits pour l'enseignement de la conduite, principalement, le créneau.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Djouher FERRAG
Source : www.lexpressiondz.com